Question de GC sur le site de la SLRC :

Je m’interroge : le Maître ne s’est-il pas aussi embarqué dans l’aventure politique pour varier les modes de narration (et les thèmes) du journal ?

Voilà une intéressante hypothèse. Elle a un aspect jusqu'au-boutiste (jusqu'au bout dans la soumission à la littérature) tout à fait séduisant.

Plus simplement, je trouve ces quelques mots dans Retour à Canossa p233 : «Je dois avouer qu'il m'arrive d'avoir une haute idée de ma sagesse politique lorsque j'entends tel ou tel élu ou chef de parti exprimer dix ans plus tard ce que je pensais à telle ou telle époque — et pense encore —, mais qui alors pouvait à peine être dit, tant c'était peu dans l'air du temps.»
Peut-être n'est-ce que la décision de nous faire profiter de sa clairvoyance...

(Et je me souviens de ma surprise, lisant Du sens, me disant «Mais Le Pen au second tour, c'est l'événement qui donne raison à Renaud Camus. Il est temps de parler de l'immigration.» Et je m'attendais naïvement à ce qu'il soit invité à la radio et ailleurs, et qu'enfin on ait le droit de poser les questions qu'on souhaitait, et le droit d'examiner les réponses, oui, non, peut-être. Mais rien.)