Ce sentiment est très lié à l'humiliation. C'est ce fond de bâtardise humiliée, de bâtardise pauvre, qui m'a conduit dans un château et qui exige de moi de grosses voitures, lesquelles pensé-je, m'éviteront le mépris des portiers d'hôtel.

Renaud Camus, Retour à Canossa, p 311

Ce genre de réflexions, que je retrouve éparses dans Vaisseaux brûlés, (les leçons d'équitation impayées ou payées avec retard, par exemple) me donnent à penser qu'il y a beaucoup à comprendre dans la description de l'enfance d'Homen, le narrateur de la deuxième partie de Roman Roi.

De même, la description trois pages plus loin dans Canossa du je "plus avancé" et des je "du rang" m'évoque les personnages de Roman et d'Homen, personnages si différents, l'un audacieux et digne dans l'adversité, l'autre sombre et timoré.