Je lis le premier-né à la suite du dernier-né [1].

Et je trouve la genèse de cette expression qui m'avait tant plu, sans que je la comprenne très bien : «Marcel, y va pas ! Marcel, y va pas !», p 106, Retour à Canossa.


Et un petit homme doux à l'air emprunté, sur une bicyclette, avec deux ailes gigantesques fixées dans son dos, mais actionnées par le pédalier, se prépare à s'envoler. Sa femme tente de le retenir en lui criant : « Martial, n'y va pas, Martial, n'y va pas ! »
Renaud Camus, Passage p 67

Les nuages et leurs mouvements s'y reflètent et dessinent des figures vagues, aux contours changeants, difficiles à interpréter en tout cas. On peut y voir un instant, par exemple, un petit homme doux à l'air emprunté, avec deux ailes gigantesques fixées dans le dos. Il est à cheval sur une étrange machine qui pourrait être une bicyclette, et il est en train de prendre son envol.
Ibid, p 87

[...] un dessin, sur papier quadrillé également, où un petit homme entre deux âges tente de s'envoler, à cheval sur une étrange bicyclette ailée, tandis que sa femme court après lui en criant Marcel n'y va pas, Marcel n'y va pas; [...]
Ibid, p 132

Et peut-être verra-t-il, comme elle, au même instant, mais d'un tout autre point de vue, Marcel Ricard survoler le cap, avant de s'enfoncer dans la mer.
Ibid, p 167

L'ange se noie dans la baie.
Ibid, p 187

Variations et permanence, le texte s'en explique lui-même : « Ce qui semble acquis, c'est que le texte se retourne, revient sur lui-même, joue avec ses versions successives.» Passage p.191



précision le 4 juillet 2012: source dans Travers Coda p.31 : souvenir de la grand-mère de Renaud Camus.

Notes

[1] Retour à Canossa