une magnifique petite plaque de bronze de fer de fonte un rectangle de lourde fonte sous dans le pavement dans la chaussée sous le ciel noir du service des eaux marquant le départ ou l'arrivée de je de on de on ne sait quelle de D. seul sait quelle canalisation quel conduit souterrain quel ou peut-être pour les pompiers à l'intention des pompiers avec un ange en bas relief taillé dans la mort aux service des eaux des autres eaux a séparé a distingué nettement a gravé dans la fonte un ange un putto un bambin joufflu ailé joufflu renversé gravé dans la fonte en bas relief les jambes en l'air entre les nuages versant l'eau des eaux séparé sanctifié la versant d'une urne presqu'aussi grosse que lui d'une jarre gravée dans la fonte au milieu de la rue au milieu de la nuit sous le ciel noir et le blason très compliqué de Tolède
Renaud Camus, L'Inauguration de la salle des Vents, p.85

Pendant que tout le monde prenait le thé, s'égayait dans les salles, allait fumer une cigarette sous prétexte de soulager sa vessie (on a les hypocrisies les politesses qu'on peut), je me suis accroupie et j'ai tirée la plaque posée sur les livres du rayonnage le plus bas de la bibliothèque. Je l'ai regardée intensément avec concentration furtivement il fallait faire vite l'ange potelé magnifique sur la moitié gauche de la plaque l'onde ou les nuées à droite gonflées.

Regardant le château à l'horizon, s'avançant vers le château, cherchant la trace du balcon écroulé, caressant Hapax, contemplant le prince bogomile de Homps, il me semblait qu'enfin enfin la promesse de l'enfance allait être tenue il allait être possible avec suffisamment d'attention de concentration si l'on regardait bien droit devant soi sans se retourner marchant entre les arbres de Mauroux de s'enfoncer entre les pages et d'y disparaître à jamais.