Dans ma petite-bourgoisie tranquille, entre les céréales du petit déjeuner (pas la baguette car la boulangerie est trop loin), le RER et ses retards, les discussions des collègues de bureau (adieu les photos et comptes-rendus de L'Equipe, je vis désormais parmi les femmes), et le retour tardif dans mon pavillon de banlieue (il faudra que je songe un jour à mettre un lion de pierre sur la pelouse), il me vient parfois comme un flash : Non pasaran!

Je pense souvent à sa vie, curieusement. Elle travaille dans un ministère, à Paris le ministère des Sports ou celui des Travaux publics , elle habite je ne sais quelle banlieue, elle fait tous les jours la navette, et c'est une vie tellement normale, apparemment, une vie tellement comme sont les vies, que j'en éprouve de la peur, et je devrais lui écrire.
Vaisseaux brûlés



Cette femme viendra à la soirée de Marcheschi accompagnée du jeune homme qui "pompera une image." cf.Corée l'absente p.45/46. Elle sera d'ailleurs fort marrie de la désaffection du jeune homme en faveur de Flatters, dit la petite histoire (nous entrons dans le potin, "j'ai entendu dire que..."). Le jeune homme était effectivement fort séduisant (je confirme les dires de Corée l'absente).