A la dérive

LE RÊVE SERAIT DONC : NI UN TEXTE DE VANITÉ, NI UN TEXTE DE LUCIDITÉ, MAIS UN TEXTE AUX GUILLEMETS INCERTAINS, AUX PARENTHÈSES FLOTTANTES (NE JAMAIS FERMER LA PARENTHÈSE, C'EST TRÈS EXACTEMENT : DÉRIVER)
Renaud Camus, Travers, p.108


Un réseau de lignes fines, serrées, régulières, mouvantes marquaient son visage parcheminé, et deux rides plus profondes ouvraient et fermaient, de part et d'autre de sa bouche, des parenthèses qui se transformaient en guillements incertains lorsqu'il souriait d'un air las.
Ibid, p.70


le 6 mai 2010
La première phrase vient de RB par RB. A retrouver

page 111

IL FAUDRAIT QUE, DANS TOUT LE COURS DU LIVRE, IL N'Y EUT PAS UN MOT DE MON CRU, ET QU'UNE FOIS QU'ON L'AURAIT LU ON N'OSÂT PLUS PARLER, DE PEUR DE DIRE NATURELLEMENT UNE DES PHRASES QUI S'Y TROUVENT.
Renaud Camus, Travers, p.111

source : A Louise Collet, 17 décembre 1952, Correspondance t.III éd Louis Conard

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