Outrepas : quelles nouvelles, à quand la publication ?

Si le silence est si profond, c'est qu'il y a peu à dire : Fayard semble finalement accepter de publier mais ne donne pas de précision sur une date de publication. Il se tait.

Je relisais samedi la préface de Claude Durand à La Campagne de France :

Je me suis senti dans la situation d'un avocat ayant pignon sur rue, à la tête d'un cabinet réputé, à qui le plus mauvais innocent qui soit (n'a-t-il pas, par défi et amertume, annoncé littéralement ce qui l'attendait, tout en en sous-estimant grandement l'ampleur et la virulence?) vient demander d'assurer sa défense.
Douteux, le cas Camus? Toujours la liberté d'expression doit pouvoir être défendue à l'excès et au bénéfice du doute.
En quelques secondes ou une nuit —mais je crois bien que ce fut en quelques secondes—, j'ai accepté d'aider Renaud Camus à bénéficier de cette liberté-là, dont beaucoup de gens —journalistes, écrivains, avocats...— font singulièrement litière, ces temps-ci.
Malgré ces explications sincères, peut-être désarmantes et en tout cas désarmées, je suis sûr et certain de ne pas avoir été compris par les procureurs —et par les investigateurs enquêtant sur commission rogatoire délivrée par eux—, car, aux yeux de certaines de nos nouvelles élites, fascinées par la notoriété, l'influence, l'argent et les commodités du pouvoir, la simple générosité est une faute, la gratuité une marque d'imbécillité, la défense d'un ennemi une trahison plus grave encore que ce qui peut être reproché à ce dernier.


Je me disais cette chose toute simple : peut-être que nous, lecteurs, n'avons-nous pas suffisamment fait savoir à Claude Durand notre reconnaissance pour avoir accepté de publier et de soutenir Renaud Camus, peut-être devrions-nous le lui faire savoir, et lui faire savoir du même coup que nous attendons le prochain journal, que nous nous inquiétons de ces délais inexpliqués et que nous comptons sur lui.
Si nous n'avons pas peur d'en faire trop, nous pourrions ajouter qu'il est notre seul recours, à nous, lecteurs, qu'il est la seule personne qui puisse nous permettre d'avoir enfin accès à ce journal.

Monsieur Claude Durand
Fayard
75 rue des Saints-Pères
75278 Paris cedex 06

[edit le 25/08/08] J'ai finalement envoyé une lettre au domicile de Claude Durand, quelques jours plus tard : saurai-je jamais si elle a été lue, si elle a servi à quelque chose? En avril, Durand décidait de publier Outrepas et Renaud Camus me le dédicaçait : cela est-il lié?