L'article du 3 décembre 1987 paru dans le matin me paraît bizarrement ponctué. En particulier, ce point d'interrogation n'a pas de sens: «Les Italiens sont plus heureux, [...] de leurs moindres corniches ?».
J'ai rouvert Vigiles, car je me souvenais de quelques plaintes concernant les imprimeurs du Matin.

Jeudi 19 novembre 1987, midi. Porter ma chronique au Matin prend presque autant de temps que de l'écrire. J'ai tâché de tourner cette difficulté, mardi, en la dictant par téléphone. Bien entendu, les résultats, dans le numéro d'aujourd'hui, sont désastreux. Et peu de choses sont plus profondément irritantes que de se voir attribuer, par la seule faute de la bévue, de la coquille, de l'erreur de transmission, des erreurs ou niaiseries dont on est parfaitement innocent mais qui sont bien là, imprimées sur votre signature. Comme j'avais écrit que la nouvelle galerie d'Yvon Lambert est aussi opulente que celles du Faubourg-Saint-Honoré, et que le s de celles est tombé en chemin, j'ai l'air d'attribuer à Lambert une autre galerie, plus ancienne, dans le Faubourg-Saint-Honoré. Et ainsi de suite.
Ce qui ne dépend pas de ma dictée, c'est la suppression de l'astérisque de partition, entre les différents développements, qui a pour résultat le mélange de considérations totalement indépendantes. Les imprimeurs, ou je ne sais qui d'autre au journal, ajoutent partout des alinéas dans mes paragraphes qu'ils jugent trop longs, et parfois au milieu de mes phrases, mais ils refusent absolument de reproduire cet astérisque si nécessaire. Ma position est trop mal assurée, cependant, pour que je commence à me plaindre; sauf ici : tout retombe toujours sur ces pauvres cahiers...