C'est donc un amoureux qui parle et qui dit         Fragment d'un discours amoureux
C'est donc un paranoïaque qui parle et qui           Notes sur les manières du temps
«Ce serait donc un homme qui...»                       Le Lac de Caresse
ce serait l’homme qui aime les adagios               voir le billet sur Kodaly ci-dessus

Il me semble légitime de rapprocher la troisième forme de la première, puisqu'il s'agit de la première phrase d'un livre destiné à soulager un chagrin d'amour.
Je suis moins sûre qu'on puisse rapprocher la dernière de la troisième. Mais quand je l'entends, je pense à l'ensemble de ces filiations.

Je découvris brusquement cette idée capitale de Wittgenstein, qui me semble indiscutable et a des conséquences immenses : le langage n'a pas pour unique tâche de nommer ou de désigner des objets ou de traduire des pensées, et l'acte de comprendre une phrase est beaucoup plus proche que l'on ne croit de ce que l'on appelle habituellement : comprendre un thème musical. Exactement, il n'y avait donc pas «le» langage, mais des «jeux de langage», se situant toujours, disait Wittgenstein, dans la perspective d'une activité déterminée, d'une situatin concrète ou d'une forme de vie.
Wittgenstein et les limites du langage, Pierre Hadot, p.16

Et j'ai envie de me moquer gentiment (car je ne suis guère charitable) de Claude Durand :

Claude Durand, quand il me lit avant publication, ne manque pas de signaler, chaque fois, mes répétitions — pas les répétitions de mots dans un paragraphe (quoiqu'il les signale aussi, à juste titre), les répétitions de thèmes, d'histoires, d'informations, d'épisodes. Or je remarque que le journal de Paul Morand est plein de répétitions, et qu'à mon avis elles ne sont pas désagréables, pour le lecteur. Au contraire, elles sont extrêmement révélatrices. Elles me permettent de bien repérer les courants de forces et les obsessions.
Renaud Camus, Sommeil de personne p.224

Je me souviens d'avoir pensé, en lisant Du sens, quelque chose comme «pas difficile de faire un gros livre quand on passe son temps à citer les précédent». Je me demande si Claude Durand a lu autre chose que les journaux qu'il a publiés.