Trick (n) : artifice, subterfuge, stratagem (DECEPTION, PLAN); catch, decoy (TRAP); flolic, joke, lark (MISCHIEF); pratical joke, prank (WITTINESS); shift, tour, hitch (WORK)

in The new Roget's thesaurus (1978)


Il y a un en-deça du trick : attouchements, dragues non abouties, fiascos complets. De tels épisodes ne sont pas retenus. Il faut, pour qu'il y ait trick, que quelque chose se passe; et précisément : du foutre, à parler sadien. Dans cette mesure, et dans cette mesure seule, ces chapitres sont une liste de succès. On verra pourtant, à les lire, qu'il n'y a pas toujours de quoi se vanter.
Il y a surtout tout un au-delà : amourettes, amitiés et camaraderies sexuelles, petites et grandes liaisons, mariage. Le trick serait alors le degré minimal de la relation, en ce domaine.

Renaud Camus, Tricks, Note liminaire à la première édition française.



D'où vient ce mot de trick employé dans ce sens-là ? Est-ce un mot du vocabulaire gay new-yorkais ou californien des années 70 ? R. Camus l'a-t-il récupéré ou a-t-il inventé de l'utiliser dans ce sens-là ?
Et quel est le rapport entre le sens premier et le sens sexuel ? Pourquoi ce mot, qui à l'origine indique une manipulation ? Comment est-il passé, par quels chemins, d'un sens à l'autre ?