On trouve un La Pérouse dans Les Faux-Monnayeurs, et bien sûr un Boris.
Travers II, Été p.127

Il n'est pas assuré que Les Faux-Monnayeurs soit un bon titre.
Les faux-monnayeurs, folio p.74, première partie, chapitre VIII
Travers II, Été p.162, 308 et 365

Le vieux couple La Pérouse a déménagé de nouveau.
Les faux-monnayeurs, folio p.116, première partie, chapitre XIII
Travers II, Été, p.198

«De grâce, Orlando, quelques pas de plus. Je ne suis pas encore bien sûr d'oser parfaitement vous comprendre.»
Les faux-monnayeurs, folio p.140, première partie, chapitre XV
Travers II, Été, p.162 et 223

« " Boris, maman préfère que nous ne touchions pas à la lorgnette. Tu ne veux pas venir te promener ?
« "Oui, je veux bien. Non, je ne veux pas."
« Les deux phrases contradictoires étaient dites d'une seule haleine. Bronja ne retint que la seconde et reprit :
« Pourquoi ?
« Il fait trop chaud, il fait trop froid. (Il avait laissé la lorgnette.)
« Voyons, Boris, sois gentil. Tu sais bien que cela ferait plaisir à maman que nous sortions ensemble. Où as-tu mis ton chapeau ?
« Vibroskomenopatof. Blaf blaf. »
Les faux-monnayeurs, folio p.172, seconde partie, chapitre II
Vaisseaux brûlés, 2-2-019-16-1

Elle n'a pas tout à fait le poids, je crois ; mais elle a l'éclat et presque le son d'une vraie pièce ; son revêtement est en or, de sorte qu'elle vaut pourtant un peu plus de deux sous ; mais elle est en cristal. A l'usage, elle va devenir transparente. Non, ne la frottez pas ; vous me l'abîmeriez. Déjà l'on voit presque au travers.
Les faux-monnayeurs, folio p.189, deuxième partie, chapitre III
Travers II, Été, p.162

Il n'est pas assuré que Les faux-monnayeurs soit un bon titre. C'est un beau caractère et qui m'intéresse beaucoup que celui de La Pérouse, ajouta-t-il d'un air mélancolique.
Travers II, Été, p.308

(remarque: la deuxième phrase n'est pas dans Gide, mais dans Un amour de Swann.)

— Vous croyez que je deviens fou ? A propos : figurez-vous que Madame de La Pérouse... Vous savez, elle est rentrée dans une maison de retraite...Eh bien! figurez-vous qu'elle se persuade que c'est un asile d'aliénés, et que je l'y ai fait interner pour me débarrasser d'elle, avec l'intention de la faire passer pour folle...
Les faux-monnayeurs, folio p.244, troisième partie, chapitre III
Travers II, Été, p.395

Tous deux luttèrent jusqu'à l'aube. L'ange se retira sans qu'aucun des deux fût vainqueur.
Les faux-monnayeurs, folio p.336, troisième partie, chapitre XIII
Travers II, Été, p.367

Mais soudain il reconnut le pistolet; Boris venait de le porter à sa tempe, La Pérouse comprit et sentit aussitôt un grand froid, comme si le sang figeait dans ses veines.
Les faux-monnayeurs, folio p.374, dernier chapitre
Travers II, Été, p.162

Le coup partit. Boris ne s'affaissa pas aussitôt.
Les faux-monnayeurs, folio p.374, dernier chapitre
Travers II, Été, p.308

remarques :

Comme d'habitude, ce genre de billet est destiné à être mis à jour au fur à mesure de mes lectures (c'est-à-dire que j'ajouterai des références si j'en trouve d'autres)
J'ai travaillé "à l'inverse", c'est-à-dire que j'ai lu Les faux-monnayeurs en repérant ce qui me paraissait familier, puis j'ai repris Été. Cette méthode est sans doute plus rapide, mais elle demande de bien connaître le livre camusien. Dans le cas contraire on laisse passer lors de la lecture du "livre-source" une phrase qu'il faut ensuite rechercher. C'est ce qui m'est arrivé avec la phrase «C'est un beau caractère et qui m'intéresse beaucoup que celui de La Pérouse, ajouta-t-il d'un air mélancolique» : impossible de la retrouver après coup dans Les faux-monnayeurs, ce qui m'amène à me demander si elle y est présente (pour m'en assurer, il faudrait que je re-relise véritablement le livre, sans simplement parcourir les pages de l'œil : je n'en ai ni le courage ni l'envie). Donc si quelqu'un trouve l'origine de cette phrase, je suis preneuse.