J'interroge régulièrement les diverses bases de libraires sur internet afin de trouver des introuvables camusiens, des articles dans des revues, des préfaces dans des catalogues d'exposition, etc.
C'est ainsi que je repérai un beau jour un livre sur Arthur Miller qui semblait traduit par Renaud Camus. Très fière de ma découverte qui me paraissait un scoop, je le commandai puis j'envoyai les scans des premières pages au webmestre Franck Chabot pour qu'il enrichisse la bibliographie du forum. Fidèles à notre habitude, nous ne fîmes aucune publicité à cette découverte, attendant sans impatience que quelqu'un fasse un commentaire.
Cela se passait en septembre 2004.

En novembre 2006, le premier commentaire concernant ce document fut mis en ligne. Je vous laisse le découvrir (enfin, ceux qui ne l'ont pas lu à l'époque, ou l'ont oublié depuis).


Cela nous permet de déduire qu'en novembre 2006, le troisième chapitre de L'Amour l'Automne n'avait pas sa forme définitive:

Cela dit j'ai tout de même un peu de mal à croire, je le reconnais, que dans la traduction de ce livre sur Miller et son théâtre j'ai pu jouer (en compagnie d'un certain Morvan, que je crois n'avoir jamais rencontré) un rôle suffisant pour que mon nom figure sur la page de titre, ou dans ses parages, et que, de cet épisode-là, trente-trois années s'étant écoulées, je ne garde aucune espèce de souvenir, aucun (alors qu'il s'agirait tout de même, si la chose était avérée, de ma première publication en volume, en somme).
L'autre hypothèse, à peine moins invraisemblable, est qu'il y a deux Renaud Camus — mais alors que serait devenu l'autre?

Renaud Camus, L'Amour l'Automne, à partir de la page 231.


J'aimerais bien savoir qui est cet autre Renaud Camus. Cette histoire est infiniment réjouissante quand on sait que les thématiques du double, des jumeaux, du frère disparu, courent le long des Églogues. C'est le genre de coïncidence qui vous fait «croire aux signes».


PS : grâce à France Culture, j'ai mis en ligne une transcription exacte du séminaire de Sophie Duval.
D'autre part, Gast a accédé à ma demande tardive et répondu au questionnaire littéraire qui courait sur le Net.