le Guide bleu vingt-deux fois nommé
Renaud Camus, Corée l'absente, p.254

C'est là que fut élevé son fils Celse-Bénigne, père de Mme de Sévigné; aux distributions des prix, à Massillon, on précisait toujours le nombre d'apparitions d'un même nom: Alain Bony, de Chabreloche, douze fois nommé, quatorze fois nommé.
Renaud Camus, Journal d'un voyage en France, p.110

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Asie Asie
Corée l'absente, p.253

58. Sainte-Mère, presque à l'égal du Castel-Monte de Frédéric II de Hohenstauffen, dans les Pouilles (mais à une échelle infiniment plus modeste, évidemment), Sainte-Mère est vraiment le château-château, la quintessence de l'espèce, la forme élémentaire à partir de laquelle tous les autres châteaux vont pouvoir s'édifier, au moins dans le fantasme.
Renaud Camus, Le département du Gers, p.36

Le redoublement du nom est le signe de l'essence, de l'ité :

Or justement pas à Mauroux. On a des prés et des bois, on a de très jolis ruisseaux, une falaise pour les débutants, des rochers pour les vétérans, et un chemin qui est aux chemins, je le jure, ce que Sainte-Mère est aux châteaux : la quintessence, la pure ité. Il serait parfait pour l'article chemin, entre les pages d'une encyclopédie.
Ibid, p.81

Le chemin des chemins, l'archétype des chemins, est une notion qui revient souvent sous sa forme latine caminus caminus. Ce chemin apparaît en photo à la fin de Etc., dans Onze sites mineurs (p.161) et dans Corbeaux (p.161).

La première fois que je sais Renaud Camus avoir utilisé cette expression, c'était sous la forme cavatina cavatina : «C'est la cavatine par excellence, ce que les ornithologues ou les naturalistes pourraient appeler "cavatina cavatina", c'est-à-dire ce qui sert absolument de référence à toute les autres cavatines, du moins à la cavatine telle que je l'entends.»

complément le 8 février 2009:

voir aussi lector-lector, dans le Royaume de Sobrarbe, p.416

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Je lis le journal pour trouver les sources, et la grande bizarrerie de l'exercice, c'est le bouleversement de chronologie que cela induit:
En 2004, Renaud Camus va en Corée et découvre le "marou" (p.247) et joue à la "femme du Gange" (p.238).
En avril 2007 est publié L'Amour l'Automne, dans lequel on trouve un marou (p.333) et où «ils jouent à se perdre» (p.367).
En novembre 2007 paraît le journal explicatif.

Je préfère que cela ait lieu dans ce sens-là, je préfère avoir eu L'Amour l'Automne avant le journal, c'est plus amusant de deviner, surtout en lisant la chronologie pour tricher un peu. (Ainsi, il était vite évident qu'il y avait deux voyages en Ecosse).