[...] personne ne reconnaît jamais mes citations...

Renaud Camus, Journal de Travers, p.972


C'est un phrase pratique, facile à glisser dans la conversation sans que personne n'en devine l'origine ni l'explication, ce qui accroît le plaisir, bien entendu:
Le contexte des citations (la mienne et celle de RC) :

Il est mignon Guy. J'aimerais bien lui foutre un coup dans les miches.
Ne fais pas le phallocrate, ça ne te va pas.
C'était une citation - personne ne reconnaît jamais mes citations...

La phrase initiale, celle qui sera citée plus tard par RC :

Mais j'ai fait auparavant un détour par Saint-Germain. À l'Apollinaire j'ai rencontré Christian, et au Mabillon Jean-François Lavie. Nous avons marché tous les trois vers le carrefour de la rue de Buci et nous sommes restés là un long moment, assis sur des ailes de voiture. Ni l'un ni l'autre ne voulait m'accompagner, mais l'un et l'autre proposaient que je vienne chez lui:
«Au lieu d'aller perdre ton temps dans un sauna, disait Lavie en riant, tu viens chez moi, j't'en fous un coup dans les miches, ça ne te coûtera rien...
Thank you, but no, thank you...»

Ibid, p.964


(Une fois encore, la démonstration se construit à l'envers, en remontant dans le livre, de la page 972 à la page 964, selon le principe que pour reconnaître, il faut avoir déjà rencontré une fois.)