C'est l'autre série de Reginald Hill: Joe Sixsmith, PI. Il s'agit d'un détective privé, chauve, noir, petit, la trentaine, devenu PI après la fermeture d'une des usines de Luton.

La trame de cette série est toujours la même: Joe est placé dans un environnement qui n'est pas le sien, il passe son temps à faire des gaffes, à dire ce qu'il ne faut pas dire, à voir ce qu'il ne faut pas voir, à ne rien comprendre et à construire une solution à l'intrigue qui bien entendu n'est pas la bonne. Mais grâce à la sérendipité (Joe est un dieu de la sérendipité), à sa gentillesse (il est si gentil que c'en est presqu'un handicap), à son chat, à son amie, à ses amis, il s'en sort toujours et nous obtenons la véritable solution à l'énigme.
Cela signifie que l'auteur a conçu deux solutions à l'énigme qu'il nous propose. Ça me plaît.

Dans le dernier paru, Joe se retrouve dans un club de golf extrêmement select.

Porphyry smiled and said, or rather whispered, 'Normally, yes, Joe. But golf sensitizes the hearing remarkably. You know the great Woodehouse, of course?'
'Woodehouse? Played for the Posh and Grimsby then went into the fight game?' hazarded Joe.
'Don't recollect that, though he was a man of great and varied talent. In particular he loved his golf and of course he wrote some of the funniest books in the language. In one of them he talks about a golfer so sensitive, he could be put off his stroke by the roaring of the butterflies in the adjacent meadow.'

Reginald Hill, The Roar of the Butterflies, p.62