Les vies secrètes de Walter Mitty, de James Thurber

La nouvelle est traduite chez Robert Laffont.

En la lisant debout entre les tables d'une librairie, j'ai découvert avec enchantement que le héros, à l'instar du maréchal Ney, refusait le bandeau devant le peloton d'exécution, avec l'impassibilité qui convient au bathmologue.

"I'm not asking you, Lieutenant Berg," said the Commander."



ajout le 20 mars 2010: et en relisant les commentaires dans lesquels alph fournit deux traductions de la fin de la nouvelle, je m'aperçois que les initiales de Walter Mitty son W et M, les lettres en miroir...

Discours de réception de Vigny

C'était au moment de son élection à l'Académie, en 1845, après cinq tentatives infructueuses. Villemain, qui n'était pas encore dément, demanda à Vigny de prononcer, dans son discours de réception, l'éloge de Louis-Philippe, et lui fit miroiter la prairie. Vigny refusa absolument, bien entendu: plus à cause de l'offre, et des apparences de marché, que de la requête elle-même. Or, n'eût-il rien dit du roi, personne n'eût songé à le lui reprocher. Mais qu'il ait expressément refusé d'en parler après qu'on lui avait demandé de le faire, c'était une toute autre affaire. Le comte Molé, pilier du régime et directeur en exercice de l'Académie, s'en offusqua, et répondit au discours de réception du nouvel élu par l'allocution la plus insultante jamais prononcée sous la Coupole, au moins en de pareilles circonstances.

Renaud Camus, Demeures de l'esprit - France I, Sud-Ouest, p.27

Très vite, en attendant plus, le discours de réception de Vigny, la réponse de Molé.

Quelques lignes sur le site de l'Académie précisent que si tous les académiciens battirent froid à Vigny, Hugo lui resta fidèle (cela rejoint les commentaires de Flaubert et Sand dans leurs lettres: Hugo homme charmant entouré de pénibles).

Le journal qui rend fou

«Cher Renaud,

«Permettez que je vous appelle Renaud; en fait, avec mon mari, on se sent tellement proche de vous de vos préoccupations et de vos pensées, que l'on se surprend à dire "oh, ça plairait à Renaud ça" ou le contraire, et mon mari m'a même avoué en riant hier soir qu'il ne pouvait plus croiser un brun moustachu et poilu sans penser à vous, c'est vous dire!;

Renaud Camus, L'Isolation, p.409

Dans d'autres journaux, Renaud Camus estime qu'il reçoit environ trois fois plus de courriers de lecteurs que les autres écrivains.

J'ai coutume de penser que le journal rend fou.
C'est une demie-plaisanterie : c'est un diagnostic que j'ai porté il y a longtemps sur les intervenants / interventions sur le forum de la SLRC, mais cela peut s'appliquer à de nombreux lecteurs du journal.

Le journal donne une impression de proximité, une impression d'identité sur certains points (si vous êtes gay, ou seul, ou amoureux, ou aimant les symphonies de Bax, ou Rome, ou les chiens, ou ayant mal aux dents, ou aux couilles, ou ayant un conjoint de trente ans de moins que vous, ou une mère âgée qui profite de vous, etc).
Les gens perdent alors toute mesure et viennent s'épancher soit sur le forum, soit par mail, et bien entendu commettent des bourdes en étant trop familiers, en manquant de tact, en oubliant que l'homme RC n'est pas tout entier dans son journal, et que même s'il y était tout entier, le fait même qu'il raconte son intimité oblige par réciprocité à encore plus de distance, plus de formalisme.

C'est une étrange impression que de serrer la main à quelqu'un dont vous connaissez les détails de la vie sexuelle et médicale (par exemple) alors qu'il ne sait rien de vous (expérience que j'ai renouvelée depuis avec des blogueurs). Cela demande beaucoup de retenue, il me semble; cela demande de faire comme si on ne savait rien, ne pas demander des nouvelles de la santé de son interlocuteur, de sa chaudière ou de sa mère, et ce d'autant plus que ce qu'on vient de lire qui suscite curiosité ou empathie date de deux ou trois ans au moins. (Un ami me racontait qu'un lecteur avait coutume de réagir au journal comme si les faits relatés dataient de la veille ou du jour même, et par exemple d'envoyer un chèque du montant des impôts à payer tandis que ceux-ci avaient dû être réglés depuis deux ans).
Plus quelqu'un se dévoile, plus il me paraît naturel de se montrer discret.

Pour le critique se pose un problème éthique: peut-on utiliser contre un homme les mauvaises pensées ou actions qu'il expose dans son journal pour porter sur lui un jugement moral? D'une part le procédé est désagréable (puisqu'il consiste à profiter d'aveux librement consentis, d'une confiance accordée), d'autre part le journal est déséquilibré: le journal est toujours un portrait à charge, l'auteur dépeint ses mauvaises actions, ses mauvaises pensées (met-il une joie perverse à se décrire sous son mauvais jour?), ce qui l'attriste, ce qui l'énerve, ce qu'il aime, ce qui le rend joyeux, ou heureux, mais omet systématiquement — ce qui va de soi naturellement — ses bons mouvements ou ses actes de générosité (je suis persuadée par exemple que nous n'aurions rien su des parts de gâteaux achetées aux jeunes filles pour financer leur voyage en Grèce si Renaud Camus n'avait pas souhaité récriminer contre elles (L'Isolation, p.520)).
Oui, bien sûr, il ne faut pas éviter ce type de lecture et de critique. Cependant ce genre d'analyses n'a pas sa place sur des forums et doit être réservé à des articles ou à des livres.

Lire

Mais dans l'ensemble le rôle de bon lecteur ou de grand lecteur ou de lecteur passionné est beaucoup plus difficile à tenir que la plupart des contemporains ne semblent l'imaginer.

Renaud Camus, L'Isolation, p.411



Un an après, je trouve ce passage dans Journal d'un voyage en France :

Mais je crois que les rapports avec les lecteurs, à moins qu'ils n'aient témoigné personnellement, activement, d'un désir d'entrer en contact avec vous, sont toujours décevants et ne servent qu'à mesurer l'étendue du malentendu. Un lecteur moyen de nos Eglogues, à première lecture, perçoit environ dix pour cent de l'activité du texte, un très bon quinze ou peut-être vingt, et c'est normal. Il lui faudrait, pour aller plus avant, consacrer à ces livres une attention et un temps qu'il n'est décidé à accorder qu'à des chefs-d'œuvre reconnus, des classiques. De quel droit les lui réclamerions-nous? Plus étonnamment, des livres dépourvus de toute résistance textuelle, de toute épaisseur d'écriture, de toute écriture, en somme, au sens moderne du terme, ne sont pas perçus par leurs lecteurs dans une proportion sensiblement plus grande: tel lecteur soi-disant enthousiaste de Tricks était stupéfait d'apprendre que j'étais auvergnat, ce dont il est question cinquante fois dans le livre. Je me souviens d'une conversation avec Barthes sur quelques proches amis d'Aragon, qui avaient été très choqués d'apprendre que, malgré mes bonnes relations avec lui, je n'étais pas un frénétique admirateur de son œuvre
— Mais enfin, s'ils ont jeté un coup d'œil à mes livres, disais-je, ils devaient bien s'en douter...
— Mon pauvre vieux, les gens ne lisent pas. Si tu savais les questions que posent des lecteurs qui voudraient faire croire qu'on a transformé leur vie!

Renaud Camus, Journal d'un voyage en France, (1981) p.290

Les livres sont des bouteilles à la mer

Il me semble, si vous permettez, que la littérature, qui est toute pétrie de perte, dont la perte est la matière même, doit s'accommoder de ces pertes postales, ou du moins de leur possibilité. Les livres sont des bouteilles à la mer. Qu'ils se perdent, dans un monde où tout est fait pour qu'ils n'atteignent jamais la moindre plage ni ne trouvent leur chemin, c'est de très loin le plus prévisible de leurs sorts envisageables. Le miracle est qu'ils atteignent un jour quelque lecteur.

Renaud Camus, Le Royaume de Sobrarbe, p.321

La mort de Michael Jackson

Oui, il serait historiquement possible de démontrer que toute période féconde en chansons populaires fut aussi au plus haut point tourmentée par des courants dionysiens que nous devons toujours considérer comme une cause latente et condition préalable de la chanson populaire.

Nietzsche, La naissance de la tragédie, début du chapitre 6. Classique de poche, traduction Jean Marnold et Jacques Morland, revue par Angèle Kremer-Marietti.

La discussion précédente sur l'état de la culture générale (j'en remercie chaleureusement les participants) coïncidant avec la mort de Michael Jackson et ma lecture de La naissance de la tragédie m'a rappelée une lecture ancienne d'Allan Bloom, universitaire américain élève de Léo Strauss, traducteur de Platon et Rousseau et ami de Saül Bellow, déplorant l'écoute intensive par ses élèves du rock dès leur plus jeune âge.

Le propos d'Allan Bloom est essentiellement pédagogique: comment devons-nous élever au mieux les enfants pour qu'ils mènent une vie à la fois utile (pour la société) et heureuse (pour eux-mêmes)?
Je cite ici son chapitre sur la musique.

Après avoir décrit l'évolution qu'il a constatée au cours de ses années de professorat (d'une époque où ses élèves en savaient plus que lui en musique classique à celle où il leur fait découvrir Mozart), après avoir raconté l'indignation de ses élèves découvrant la condamnation de la musique par Platon et avoir décrit l'addiction à Mike Jagger remplacé progressivement par Boy George, Michael Jackson ou Prince (nous sommes en 1987) sans qu'aucun contempteur de la société capitaliste ne s'offusque, il termine son chapitre sur la musique ainsi:

Mon souci, ce sont les effet [de cette musique] sur l'éducation; mon principal reproche à son égard, c'est qu'elle abîme l'imagination des jeunes gens et suscite en eux une difficulté insurmontable à établir une relation passionnée avec l'art et la pensée qui sont la substance même de la culture générale. Les premières expériences des sens sont décisives pour déterminer le goût qui durera toutes la vie, et elles constituent le lien entre ce qu'il y a d'animal et ce qu'il y a de spirituel en nous. Jusqu'à présent, la période de formation de la sensualité a toujours servi à la sublimation, au sens de «rendre sublime»; elle a toujours servi à associer les inclinations et les aspirations à une musique, à des images et à des histoires qui assurent la transition vers l'accomplissement des tâches humaines et la satisfaction des plaisirs humains. Parlant de la sculpture grecque, Lessing a dit: «De beaux hommes faisaient de belles statues, et la ville avait de belles statues en partie pour exprimer sa reconnaissance d'avoir de beaux citoyens.» Cette formule résume le principe fondamental de l'éducation esthétique de l'homme. Les jeunes gens et les jeunes femmes étaient séduits par la beauté de héros dont les corps mêmes expimaient la noblesse. Une compréhension plus profonde de la signification de la noblesse vient plus tard, mais elle est préparée par l'expérience sensuelle et, en fait, elle est déjà contenue dans celle-ci. Ainsi, ce à quoi les sens aspirent et ce que la raison considère plus tard comme bon ne sont pas en conflit l'un avec l'autre. L'éducation ne consiste pas à faire aux enfants des sermons qui vont contre leurs instincts et leurs plaisirs; elle consiste à assurer une continuité naturelle entre ce qu'ils ressentent et ce qu'ils peuvent et doivent être. C'est là un art qui s'est perdu. Maintenant, on en est arrivé au poin où l'on fait exactement le contraire. La musique rock donne aux passions une tournure et fournit des modèles qui n'ont aucun rapport avec la vie que les jeunes gens destinés aux études universitaires pourront éventuellement mener, ni avec le genre d'admiration qu'encouragent les études littéraires. Et sans la coopération des sentiments, toute éducation autre que technique reste lettre morte.

La musique rock propose des extases prématurées et, à cet égard, elle est analogue aux drogues dont elle est l'alliée. [...] A ma connaissance, les étudiants qui ont sérieusement tâté de la drogue — et qui en sont revenus — éprouvent de la difficulté à s'enthousiasmer pour quelque chose ou à nourrir de grandes espérances. Tout se passe comme si l'on avait retiré de leurs vies la couleur et qu'ils voyaient désormais toute chose en noir et blanc. [...] Je soupçonne que l'accoutumance au rock, surtout en l'absence d'un autre pôle puissant d'intérêt, a un effet similaire à celui des drogues. Bien sûr, les étudiants se désintoxiqueront de cette musique ou du moins de leur passion exclusive pour elle. Mais ils le feront de la même façon que, selon Freud, les hommes acceptent le principe de réalité: comme quelque chose de dur, de maussade et d'essentiellement sans séduction, comme une simple nécessité. Ces étudiant-là apprendront avec assuidité l'économie ou se formeront aux professions libérales et tous les oripeaux de Michael Jackson tomberont pour dévoiler le strict costume trois-pièces qui se trouve dessous. Ils auront le désir de faire leur chemin et de vivre confortablement. Mais cette vie sera aussi fausse et vide que celle qu'ils ont laissé derrière eux. Qu'ils n'ont pas à choisir entre des paradis artificiels et une vie bien réglée et ennuyeuse, c'est ce que sont censés leur enseigner des études de culture générale. Mais tant qu'ils ont leur walkman sur la tête, ils ne peuvent entendre ce que la grande tradition a à leur dire. Et quand ils enlèvent leur casque après l'avoir porté trop longtemps, c'est pour s'apercevoir qu'ils sont sourds.

Allan Bloom, L'âme désarmée, (sous-titre: Essai sur le déclin de la culture générale), p.88-89
Titre anglais : The Closing of the American Mind

complément le 9 juillet :

- une traduction enlevée de Platon par Badiou:
Pour vous allécher, je copie le début: «Parmi tes copines et tes copains, dit Socrate, j’en connais qui déambulent nuit et jour les écouteurs vissés sur l’étroit conduit des oreilles, tel un entonnoir pour y faire couler le tam-tam hypnotique de leurs musiques chéries.»

- plus contemporain, plus léger, sans grand rapport avec ce qui précède si ce n'est le problème de l'éducation et l'air du temps, je mets un lien vers cela parce que ça me fait plaisir.

Jamais on ne bavarda autant sur l'art tout en en faisant aussi peu de cas.

Tandis que le critique détenait le pouvoir au théâtre et au concert, le journaliste à l'école, la presse dans la société, l'art dégénérait à n'être plus qu'un objet d'agrément de la plus basse espèce et la critique esthétique était utilisée comme le moyen de cohésion d'une sociabilité vaine, dissipée, égoïste et, par-dessus tout, misérablement vulgaire, dont l'état d'esprit est donné à comprendre par Schopenhauer dans sa parabole du porc-épic, si bien qu'à aucune époque on ne bavarda autant sur l'art tout en en faisant aussi peu de cas.

Nietzsche, La naissance de la tragédie, fin du chapitre 22. Classique de poche, traduction Jean Marnold et Jacques Morland, revue par Angèle Kremer-Marietti.

Parce que ce mot de "sociabilité" me fait sourire et que cela permet d'apprendre le mot porc-épic, je mets la version originale.

Während der Kritiker in Theater und Concert, der Journalist in der Schule, die Presse in der Gesellschaft zur Herrschaft gekommen war, entartete die Kunst zu einem Unterhaltungsobject der niedrigsten Art, und die aesthetische Kritik wurde als das Bindemittel einer eiteln, zerstreuten, selbstsüchtigen und überdies ärmlich - unoriginalen Geselligkeit benutzt, deren Sinn jene Schopenhauerische Parabel von den Stachelschweinen zu verstehen giebt; so dass zu keiner Zeit so viel über Kunst geschwatzt und so wenig von der Kunst gehalten worden ist.

Ibid, ici

L'Isolation

Dans les dernières pages de ce journal, l'auteur craint que celui-ci ne soit pas "un grand cru" (par rapport à Rannoch Moor, journal préféré de beaucoup de lecteurs.)

Il a raison. C'est un journal pauvre (au sens où une terre est pauvre), aride, âpre. Peu de voyages, peu de lectures, l'auteur est coincé face à ses pensées lugubres (pendant les six premiers mois) puis face à sa mère et des problèmes de chauffage d'une nouvelle ampleur (novembre sans chauffage: j'en frémis).

Reviennent les rabâchages "politiques", exaspérants non dans leurs observations, souvent justes hélas, mais dans la théorisation crispée qu'ils entraînent: c'est la faute de l'immigration.
Or Renaud Camus peste depuis toujours contre l'impolitesse et l'incivilité (lire par exemple Notes sur les manières du temps) et la dégradation des paysage (cf. un voyage en avion dans Journal de Travers), et cela bien avant de trouver l'immigration comme explication générale et universelle à la dégradation du cadre de vie et des bonnes manières.
Bref, il n'est pas crédible. Sa façon de tordre le réel pour arriver aux conclusions qu'il souhaite est exaspérante. (Il me fait penser à ces chefs d'entreprises qui commandent un audit pour faire confirmer ce qu'ils veulent penser — malheur à l'auditeur qui arrive à la conclusion inverse!) C'est surprenant.

Dans mes moments d'indulgence je me dis que c'est sans doute le signe d'un grand désespoir.
Dans mes moments de sévérité, je sais que protester ne fait que convaincre Renaud Camus d'insister davantage.

Autre sujet de désespoir, l'état de la langue. Ce sujet me fait plutôt rire par sa variété et son invention, même si je suis toujours un peu éberluée par les tournures relevées.
Mais il est si facile d'éviter ces phrases calamiteuses. Le paradoxe est le suivant: lire Renaud Camus m'aura permis de rencontrer des amis amoureux de la littérature et d'échapper à mon quotidien de RER, tandis que lui, au milieu du Gers, semble vivre dans une barre de HLM de la Seine-Saint-Denis.
Passons.

Désespéré, ce journal l'est. L'explication est d'ailleurs donnée : «Il y a aussi que je travaille trop.» (p.92)
Combien de livres en cours? Relecture de Rannoch Moor, journal de 2006, troisième églogue, copie au net de Journal de Travers, Anthologie de l'amour des hommes, Commande publique, et engagement d'écrire Théâtre ce soir.
C'est de la folie. Je songe à L'homme à la cervelle d'or.

Le cœur serré on assite à de nouveaux engagements de dépenses. «Dépenser moins pour travailler moins!», a-t-on envie de crier à travers le temps et les pages (car quand arrive le journal, il est trop tard: trop tard pour crier, trop tard pour visiter les expositions, trop tard pour voir les films: trop tard, trop tard, trop tard. (Cependant c'est désormais moins vrai: pour celui qui veut mettre ses pas dans les pas du Maître pendant qu'il est encore temps, il y a la chronologie (sauf que pour me faire mentir, il n'y a pas d'entrée en 2009. Etrange. Décision, problème technique, interdiction de l'éditeur?)).

Il reste le plaisir des mots, des formules détournées, de l'art de la chute.
Ce journal s'ajoute à Sobrarbe et à Rannoch Moor dans la liste des outils pour les Eglogues.
Signalons au passage que les dents sont devenues un thème de L'Amour l'Automne.

Journal âpre, donc. J'ai passé quelques instants aujourd'hui à lire la chronologie, dans l'espoir de comprendre ce qu'il advenait de la chaudière. La suite, la suite!!

compléments webmatiques
Je n'ai pas réussi à trouver la trace des discours de Camille Aboussouan. (p.71 à 73 du journal).
La critique de Rannoch Moor par Asensio est ici. (p.295)
Le récit du voyage des Goux est ici. (p.531)
L'adresse du blog de Philippe[s] pour les rares qui ne connaîtraient pas est celle-ci (peintre-graveur, nous dit l'index : ??! [1]). (p.191)

Notes

[1] NdlR : Ce n'est pas lui

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