• le supplice du téléphone

[...] de formidables praticiens du supplice du téléphone, c'est-à-dire du répondeur, du disque d'attente et du «si vous souhaitez connaître la date de votre prochain versement, tapez 5», etc. — une des pires calamités de la vie moderne, et l'une des mieux calculées pour répandre massivement la folie au sein de la population.

Renaud Camus, Kråkmo, p.17

Remords. Lorsque j'ai lu Au nom de Vancouver, j'ai été très impressionnée par la description du "supplice du téléphone": il y avait là la peinture de quelque chose de nouveau, de jamais peint auparavant, omniprésent dans nos vies; il y avait là l'équivalent de l'apparition du train ou des demoiselles du téléphone dans la littérature, il y avait là quelque chose des Temps modernes appliquée à notre époque.
Et puis il y avait "l'image du mur", l'obsession permettant de supporter le supplice, la folie luttant contre la folie.
J'avais l'intention de mettre ce passage en ligne et je ne l'ai pas fait. J'y vais de ce pas.