J'ai une rencontre, une lecture, de retard: cette note a été étudiée début janvier, en présence de Renaud Camus.

La dixième note, d'un appel de note à l'autre, de dix étoiles à onze, est beaucoup longue que celles rencontrées jusqu'à présent, qui s'interrompaient plus tôt: sans doute le besoin de précision (ou de bifurcation) se fait-il moins sentir au fur à mesure que le lecteur s'aguerrit et que la parole de l'auteur se déploie: les allusions courtes et incisives font la place à des récits biographiques. Ce billet est donc long, mais il y a peu d'explications à donner: le texte devient limpide, il ne résiste plus.
(En fait, la plupart des "explications" consistent en des illustrations.)

********** The Best Poems of the English Language ©2004 The Oxford Book of English Verse n’est pas d’un secours plus grand, évidemment, parce que Crane était américain, bien entendu, et le resta, malgré ses deux longs séjours (longs à l’échelle de sa courte vie, au moins), sur la côte sud de l’Angleterre, en compagnie de sa femme Cora. Tous deux, bien qu’ils fussent totalement désargentés, avaient loué dans le Sussex un manoir du XIVe siècle, énorme mais très délabré, sans électricité ni eau courante, et qui passe aujourd’hui encore pour «le château le plus hanté du pays»; et bien que lui, au moins, fût dans un état de santé lamentable — il devait mourir quelques mois plus tard —, ils y menèrent la "grande vie", si l’on veut, recevant la cour et la ville, presque littéralement, et d’abord Conrad, ou James, qui venait en voisin, et qui, contre toute attente, s’entendait très bien avec ce jeune couple peu orthodoxe, non marié, et sur lequel couraient les plus étranges rumeurs, dont on eût pu penser qu’elles auraient alarmé un homme qui a auprès de nous, à tort ou à raison, et qui avait déjà auprès de ses contemporains, l’image, et d’abord au sens le plus littéral, l' apparence même, de la respectabilité la plus conventionnelle. Mais non, James aimait beaucoup ce jeune ménage — des "compatriotes", après tout: il leur rendait visite fréquemment et il les recevait dans sa maison de Rye. (AA, p.161-162)

L'appel de note se fait sur le nom d'Harold Bloom, auteur de The Best Poems of the English Language.
La date nous permet de savoir que ce fragment n'a pu être écrit avant 2004.
"pas d'un plus grand secours" : que le livre précédent, qui ne contient qu'un poème de Stephen Crane, puisqu'Harold Bloom admirait surtout Hart Crane (voir les précisions p.161 au moment de l'appel de note.)
"santé lamentable" : tuberculose
Quelle biographie permet d'avoir ces précisions? Celle de James, Conrad, ou Crane ? On trouve de nombreux éléments dans la biographie de James par Léon Edel :

Le spectacle des Crane fascinait - et peinait - James. Ils semblaient être sortis de ses récits sur ces vieilles demeures anglaises en décrépitude qu'on abandonnait aux Américains; sur ces Américaines ambitieuses qui ont un «passé»; sur ces écrivains pleins de talent recherchant le succès afin d'habiller leurs femmes, de payer la nourriture et le loyer. La situation à Brede avait également quelque chose d'étrange, rappelant les histoires de fantômes de James. Une légende circulait sur Brede, qui aurait eu son ogre, un dévoreur d'enfants finalement découpé avec une scie. On racontait qu'il existait des passages souterrains qui avaient servi à des générations de contrebandiers. Mais, au-delà de ses fantômes, de ses couloirs secrets, de ses planchers qui craquaient, de ses cheminées engloutissant des futaies, Brede était manifestement le lieu le moins approprié du monde où un homme en proie aux fièvres de la malaria aurait dû passer l'hiver anglais froid et humide. Wells se souvenait que Crane était «profondément fatigué et malade». Contrairement au reste de l'entourage, Cora Crane ne s'apercevait pas que l'homme avec lequel elle vivait figurerait bientôt sur la liste des fantômes de l'endroit.
Henry James, une vie, par Léon Edel, p.657

L'un des personnes qui se moquait du souci de James pour son apparence est Harold Frederick, ami de Crane, qui apparaît dans les pages précédentes de la biographie de Edel.

Pour fêter 1900 et l’aube du nouveau siècle, Stephen et Cora donnèrent dans leur manoir en ruine une fête gigantesque de plusieurs jours, à laquelle furent conviés tous leurs amis, et pour laquelle ils avaient fait venir de Londres et des villages environnants divers orchestres ou orphéons de toute sorte. C’est à cette occasion que fut donnée l’unique représentation à ce jour de la pièce Le Fantôme, écrite à plusieurs mains. Les festivités furent hélas gâchées, sur la fin, par une crise terrible du malheureux Crane, qui crachait le sang à fendre l’âme.(AA, p.162-163)

Ce passage semble résumer celui-ci de Edel:

H.G. Wells a raconté la grande réception que Cora organisa pendant la semaine de Noël pour célébrer l'année 1900. Les invités étaient priés d'apporter leurs draps. Il n'y avait que peu de chambres à coucher meublées à Brede House et Cora improvisa un dortoir pour les dames et un autre pour les messieurs. Le manque de toilettes était critique. Crane essaya d'organiser des jeux de poker américain, mais les invités anglais s'y prêtèrent difficilement.
A la veille de Noël, on représenta dans le bâtiment de l'école locale une pièce, écrite en grande partie par Crane, mais à laquelle James, Conrad, Wells, Gissing et d'autres avaient été priés d'ajouter quelques mots, ce qui fit d'elle l'œuvre du siècle par le nombre de ses grands auteurs. Il y était question du fantôme de Brede - l'ogre dévoreur d'enfants qui avait été scié en deux. La contribution de James au scénario consistait en une partie du nom de l'un des personnages - qui fut appelé Peter Quint Prodmore Moreau. Peter Quint du Tour d'écrou et Prodmore, l'homme d'affaires sans scrupules de Covering End. Moreau appartenait à H.G. Wells. La réception s'acheva tristement à peu près à l'heure où Henry James, non loin, à Lamb House, invoquait la «macabre» année 1900 dans sa lettre à Rhoda Broughton. A 8 miles de là, Cora réveillait Wells: Crane venait d'avoir une hémorragie pulmonaire. Pour Wells, le dernier souvenir de la fête fut celui de sa course à bicyclette dans la bruine du petit matin à la recherche d'un médecin.
Henry James, une vie, par Léon Edel, p.657-658.

On remarque les noms de Peter, Moreau (L'île du docteur Moreau), le fantôme (Poe, Maupassant, etc), la bicyclette.

Conrad a laissé une évocation très brève, mais très émouvante, de sa dernière rencontre avec Crane, qu’il alla saluer, trois mois plus tard, dans un hôtel de Douvres, le matin même du jour où le jeune homme, dont la condition était déjà désespérée, s’embarquait pour le continent et pour la Forêt Noire — où l’attendait, en guise d’ultime planche de salut, une de ces maisons de repos qui toutes sont décrites en une seule, dans Tristan:
Weiss und geradlinig liegt es mit seinem langgestreckten Hauptgebaüde und seinem Seitenflügel inmitten des weiten Gartens, der mit Grotten, Laubengängen und kleinen Pavillons aus Baumrinde ergötzlich ausgestatelt ist und hinter seinen Schieferdächern ragen tanengrün, massig und weich zerklüftet die Berge himmelan. (Été 203[1], 264, 268) (AA, p.163)

Il s'agit du Tristan de Thomas Mann, qui se déroule dans un sanatorium nommé "Einfried".

«Bien-aimée, ainsi de nous: ni vous sans moi, ni moi sans vous». (La Folie de Berne paraît sèche à côté de la Folie d’Oxford, si fervente et par moments si angoissée). Néanmoins Cora retourne à "Jax", près d’Orlando (ou l’inverse), quelques mois après la mort de Stephen. Et là-bas elle se lance à nouveau dans ce qu’elle sait faire le mieux, tenir une maison de rendez-vous : ce ne sera plus l’hôtel de Dreme, de glorieuse mémoire, mais certain Court Hotel qui aura tôt fait, lui aussi, d’acquérir la meilleure réputation auprès des connaisseurs, et même de la police. On loue de toute part l’excellente gestion de l’établissement, le bon esprit qui y règne, la distinction ou du moins la "classe" de la maîtresse des lieux, la beauté et la santé de ses pensionnaires, qu’elle promène en grand arroi au parc de Riverside, une ou deux fois par semaine, dans d’élégantes voitures découvertes, où ces dames paradent sous de gracieuses ombrelles: il s’agit certes de leur faire prendre l’air, mais aussi d’exposer leurs charmes auprès des promeneurs, qui, de sortie avec leurs dignes épouses, ont tout loisir de faire des comparaisons.(AA, p.164-165)

"ni vous sans moi, ni moi sans vous" : poème de Marie de France.
«La Folie de Berne paraît sèche à côté de la Folie d’Oxford» : source des Tristan. Phrase reprise telle quelle d' Été p.127.
Cora retourne à Jax: là encore, quelle source?
Cruauté et drôlerie de la fin "tout loisir de faire des comparaisons".

Wolfson, "le malade mental", "l’étudiant schizophrène", comme il se désigne lui-même, s’intéresse beaucoup aux "filles de joie", ainsi qu’il les appelle; et il les traque l’après-midi entre Central Park et les bords de l’Hudson. Ce jour-là, justement, il en a rencontré une qui lui plaît beaucoup et il lui demande où elle a passé l’après-midi:

Le lien se fait par "prostituée", folie, Riverside, Hudson. source: Le Schizo et les langues p.84 de Louis Wolfson[2].

« J’ai été au jardin public.
— Quel jardin public? dirait-il ne dédaignant point cet indice qui pourrait l’aider à la retrouver un jour au cas où il le voudrait et s’imaginant vaguement qu’elle y aurait été avec sa sœur.
Après un petit moment sans doute de méditation:
— Le jardin public H* H*** [Elle aurait dû dire le jardin public Riverside (rive(r)said : initiale tonique, t sans roulement et e caduc non arrondi facultativement coloré d’un r fugitif: = au bord du fleuve. Verdi! Verdi! Verdi! sempre Verdi! se plaint Gina, la tante du héros-narrateur, dans Prima della Rivoluzione. Tu ne sais pas ce que c’est que la douceur de vivre! Moi, je ne sais pas ce que c’est que la douceur de vivre? Moi je ne sais pas ce que c’est que la douceur de vivre? Exhorté, pour toute réponse à ses angoisses et sans doute à son amour pour le protagoniste, à prendre sa carte du parti, Agostino, le garçon blond au regard de fou, à la coiffure de canari, se livre à un étrange ballet sur sa bicyclette, dont il ne cesse de tomber, là-bas, dans une rue des confins de Parme, presque la campagne déjà. Come facevo a non capire? Come duravo a vivere, senza sentire? Deux fois, trois fois, davantage, il tombe, il s’écrase à terre. Il dit:
« Cette fois c’est pour ma mère. Cette fois c’est pour mon père.»

Passage via le langage (prononciation, passage de l'anglais à l'italien via le français, procédé utilisé par Wolfson) au film Prima della Rivoluzione et à la citation de Talleyrand qui lui donne son titre. Le reste décrit un passage du film. Augustin, bicyclette. Ce film joue un grand rôle dans les Églogues dès Passage.

Il m’a fallu dix ans de divan pour passer de ce film-là à La Luna: de l’inceste avec la tante à l’inceste avec la mère.

Interview de Bertolucci.

À mon avis, voilà bien le meilleur argument qui soit contre la psychanalyse. Car la scène de la bicyclette est bel et bien, avec celle de l’invocation au fleuve Pô, un peu plus loin, une des plus belles de l’histoire du cinéma, selon moi. Sans doute n’est-ce pas un hasard si dans la topographie de la ville elle intervient exactement devant la maison de Cesare (Morando Morandini), le guide spirituel (et surtout idéologique) du personnage principal (For the world, instead of being made on litte separate incidents that one lives one by one…). (Mentre l’amore, mentre l’amore… (un sport cruel, féroce, des gens décidés à l’emporter l’un sur l’autre coûte que coûte)). (Elle aimait venir dans ces jardins). (Elle aimait venir dans ces jardins). (On dépasse des routes). (Êtes-vous sûr de vouloir quitter?)

«À mon avis, voilà bien le meilleur argument qui soit contre la psychanalyse.» : Renaud Camus attribue la baisse de qualité entre La Luna et Prima della Revoluzione à la psychanalyse... (Est-il nécessaire de préciser que ceci est une boutade, même si le fond peut être sincère?)
La bicyclette, l’invocation au fleuve Pô: Poe, peau, etc, mais aussi toute la mythologie, la nature avant la chute, la nature avant la révolution industrielle.
Morando Morandini : Morand, roman, etc. redoublement du nom.
«or the world, instead of being made on litte separate incidents that one lives one by one…»: les deux phrases. "for the world": Matthew Arnold, Dover Beach; "instead of being": Virginia Woolf, Promenade au phare.
«Ce n'est pas un hasard si», «Car le monde, au lieu d'être fait de petits incidents vécus un à un» : ce n'est pas un hasard car le monde est tout un.
Mentre l’amore, mentre l’amore… (un sport cruel, féroce, des gens décidés à l’emporter l’un sur l’autre coûte que coûte)). : Le jardin des Finzi Contini, Bassani. Livre intensément cité dans Passage. L'amour, envoi de la dernière strophe du poème d'Arnold: "Ah, love", dans lequel c'est le monde qui est cruel (et douloureux), empli d'armées invisibles qui se battent dans la nuit.

Le monde, la vie, l'amour, les trois mots prennent la place les uns des autres dans les trois citations d'Arnold, Woolf et Bassani, comme s'ils étaient équivalents, interchangeables, synonymes.
La rapidité des glissements peut les rendre invisible dès qu'on lit un peu vite: c'est aussi l'un des effets recherchés (autrement dit, l'identification n'est pas à obtenir à tout prix).

«Elle aimait venir dans ces jardins» : Anne Wiltsher: ajout de la mort à l'amour (son amour des jardins, l'amour de ses proches qui ont apposé cette plaque sur le banc), le monde, la vie (les jardins).
(On dépasse des routes). : ''Je ne sais pas. description du voyage en Ecosse ou citation je ne sais plus.''
(Êtes-vous sûr de vouloir quitter?) : Cancel, Celan, mais aussi mourir (quitter). Phrase bien connu des utilisateurs du traitement de texte Word.

— Don’t worry, Malaparte — diceva Jack — non te ne avere a male. Life is wonderful. — Si, la vita è une cosa magnifica, Jack, lo so. Ma non dir cosi, don’t say that.

Malaparte, La peau (Pô, Poe). Encore la vie, encore l'amour de la vie. Mais aussi la mort, la douleur. Et la douceur de vivre et l'Italie (une tonalité italienne dans tout le paragraphe)

Passing into the parlor, I found myself with Mr. Landor — for this, I afterwards found, was his name. «Cette étrange et ravissante fantaisie est d’Edgard [sic] Poë [sic], elle a été traduite pour la Vie parisienne par M. Charles etc. Midgette, voilà, Allen, non Allan Midgette: on le retrouve quelques années plus tard dans le cinéma underground ou pseudo-underground américain, du côté de Warhol et de Morissey ; mieux, c’est lui que Warhol engage, sous prétexte d’une certaine ressemblance entre la coiffure de l’un et la perruque de l’autre, pour tenir son rôle et se rendre à sa place dans certaines universités, faire en son nom des conférences et répondre à certaines interviews. C’est ainsi qu’il va à Eugene, dans l’Oregon, et qu’il y est reçu avec tous les honneurs dus au pape du Pop Art. La supercherie ne sera découverte que longtemps après.

Landor's Cottage de Poe (Edgar Allan).
Pô, La Peau, Poe. Allan, Allen. Landor, Leander (nom d'un docteur dans le Tristan de Thomas Mann).
«Charles etc.» : parce que "Baudelaire" n'a pas sa place ici dans le système d'assonnances ou d'anagrammes, nous a expliqué Renaud Camus présent.
Le double, le sosie, l'échange, le jumeau. Masques.
Eugene : Eugène Nicole, prince Eugène (qui discutait avec Malaparte par dessus un mur en Italie, etc).

D’Harold Bloom on a pu dire que dans Agon, par exemple, il finit par établir quasiment une équivalence entre la poésie et la gnose. Palamedes (« ancient intelligence »), with its sacred crane, (Martial : Epigrams XIII) was the Carian counterpart of the god Thot, inventor of letters, with its crane-like ibis. Ah! ça a été un moment bien solennel. Morell était le médecin personnel du führer. J’aperçus son oreille. Je fus paralysé par l’étonnement.

Retour à Bloom. Le sacré de la poésie. Gnose et mythologie.
sacré, crane, Martial (Marc), treize (chiffre de la mort), l'inventeur des lettres: Cadmus.
«Ah! ça a été un moment bien solennel.» : le baron de Charlus raconte l'épisode de la mèche de Morel.
Morell : lien avec le précédent. Sous-titre d' Agon: le révisionnisme. S'agit-il d'un lien souterrain? A-t-elle été motivée par les soupçons de Sarkonak? Le docteur se trouvait sur l'île des Cygnes à Berlin => Swann => Proust.
«J’aperçus son oreille. Je fus paralysé par l’étonnement.» : L'île du docteur Moreau de Wells, ami des Crane. L'oreille est aperçue sous des boucles brunes (mèche): «Under his stringy black locks».
oreille: ear. Le passage vers Wolson va reprendre la prononciation de "r".

— Pardonnez-moi, monsieur, de vous interrompre, dis-je à M. de Charlus pour l’amener au sujet qui m’intéressait, vous me disiez que la fille de l’auteur allait venir. Ils auraient déjà tourné le coin et seraient en train d’aller est sur le côté nord de la quarante-huitième rue ouest, le psychotique ayant toujours depuis quelque temps le haut du pavé et tenant toujours par l’épaule la péripatéticienne, dont les bras étaient toujours croisés.

Proust, la Fugitive. Phrase qui suit «Ah! ça a été un moment bien solennel.» M. de Charlus : Palamède.
La suite est de nouveau Louis Wolfson, Le Schizo et les langues. La suite est une citation de ce livre.

— Alors, tu demeures Riverside Drive (draiv, r plutôt apical; = avenue voiturière) dans les [rues] 90 ou les 80…
— Tu es très bien ! dirait-elle en souriant.
— Ou les 70! ajouterait le schizophrène, voulant sans doute impressionner la fille encore plus et en laissant paraître qu’il savait très bien que ce jardin public s’étend au sud jusqu’à la soixante-douzième rue (ouest). [D’autre part, la limite du côté nord est la cent vingt-neuvième rue.]
Elle ferait la moue.
— Voilà un hôtel, dirait, après un court silence, le schizophrène en indiquant d’un geste un assez grand hôtel dont le nom évoquerait la Belgique, le «Flanders ***********» (flænde(r)z ; = Flandre).

jardin public, fille publique, elle aimait ses jardins, Cora Crane...

Notes

[1] Blanche et rectiligne, la longue bâtisse principale, flanquée de deux ailes, s'élève au milieu d'un vaste jardin orné de grottes, d'allées en berceaux et de petits pavillons rustiques, tandis que derrière ses toits ardoisés, les montagnes vertes de sapins, massives, mollement creusées, se dressent dans le ciel.

[2] préface de Deleuze