Il était hier dans ma boîte aux lettres, le plus étrange des livres, un index de noms et de thèmes, comme un indicateur de chemin de fer ou un annuaire téléphonique :

— Je me demande ce que je fais faire, l'ouvrir au hasard ou le lire dans l'ordre.
— Le lire dans l'ordre ? Mais tu es folle !
— Pas forcément : nous sommes arrivés à une connaissance suffisante des livres pour que les mots et les pages nous permettent d'évoquer les contextes, construire les paysages…
— Ah je vois : Acte II, scène 5, ahahah !
— Exactement.




ajout le soir, le livre en main. Description factuelle.

Le papier est un peu plus fin que d'habitude.
- Dédicacé "à Dieu", ce qui me rappelle quelque chose, mais quoi ?
- Coda. p.13 à 101. Cent pages d'églogue, l'équivalent d'un chapitre de L'Amour l'Automne. Je reconnais certains thèmes, mais beaucoup sont nouveaux (préalable: chercher dans les livres parus depuis 2007). D'autres donnent (évidemment) cette énervante, épuisante, impression d'avoir croisé la source, la référence, dans les jours qui viennent de s'écouler (Eunoïa, Eunoïa… Ça me dit quelque chose…) Apparemment god a peut-être remplacé arc comme mot séminal.
- Index. p.113 à 749. Avec une invitation à faire nous même notre propre index. Très intéressant, passionnant, curieux.
- Divers. p. 751 Deux églogues parues en revue dans les années 80:
. Autre églogue pour l'évantail de Anne, publié en 1978 dans Domus Aurea, fascination des ruines. Catalogue d'une exposition de Anne et Patrick Poirier à Beaubourg;
. Alsacienne d'automne, paru dans TNS 83/84, journal du théâtre national de Strasbourg.

Coda se termine par FOR EVER UNTIL THE END.