Lire Elégies pour quelques-uns à la suite de Journal d'un voyage en France, c'est presque continuer le même livre. Les mêmes faits, les mêmes gestes reviennent si souvent qu'un scrupule me vient, je me sens bête tout à coup d'avoir souligné comme des découvertes ce qui n'était qu'une évidence pour ceux qui avaient lu "tous les livres".

Ainsi la scène derrière les tennis, dont je me demandais si elle avait réellement eu lieu, il m'aurait suffi d'avoir lu les "bons" livre pour savoir que oui. (cf p.112 d' Elégies pour quelques-uns, la p.79 de Voyage en France. Le rapprochement avec Gilberte clairement établi dans ces mêmes Elégies).

Il me semble que Stanislas (p.20 dans les Elégies) doit être Stanislas Levigne, héros du livre de Rémi Santerre, lui-même pseudonyme de Casimir Estène, dans Journal d'un voyage en France p.265 et 270.
On retrouve l'hôtel de Casimir Estène p.34 d' Elégies pour quelques-uns (hypothèse, bien sûr): «Ici, dans cette villa du cap d'Antibes...»

Et puis M. et sa chemise à carreaux dans Elégies p.25 et 26, déjà croisé dans Voyage en France p.283 (identifiable dans Le jour ni l'heure en 1975), et qu'il faudrait chercher, maintenant que nous savons que ou qui chercher, dans les premières Eglogues.

Sandor et ''Transparent things'' p. 19 des Elégies, Chiara p.23, l'aide-jardinier de Tarbes p.23 également est décrit p.494 de Voyage en France («Si j'ai voulu venir d'emblée dans ce grand jardin public de Tarbes, c'est en souvenir d'un jeune jardinier dont m'ont parlé, à plusieurs années de distance, deux amis tarbais, et qui m'est familier comme si je l'avais connu.»)

Et Carmen Sylva p.22.

Hum, plus le temps. Je reprendrai plus tard (tant de promesses de ce genre). Presque chaque paragraphe d' Elégies pour quelques-uns peut servir de note au reste ou être annoté par lui.
De l'avantage ou de l'inconvénient de ne pas lire chronologiquement.