Billets pour la catégorie Citations RC :

Kairos

Minuit moins le quart. J'aurais dû noter sur le moment (il faut toujours tout noter sur le moment — après ce n'est plus la même chose…)

Renaud Camus, Parti pris, journal 2010, p.127

L'Etat contre l'esprit d'entreprise, une vieille tradition française

Le thème de la complication extrême du droit français des affaires, des bâtons qu'il met dans les roues des entrepreneurs et des investisseurs, et des périls qu'il implique pour eux, est très présent chez Nobel à la fin de sa vie. Il le sera plus encore chez Sohlman après la mort du chimiste — mais alors il s'agira plutôt des droits de succession: tout, absolument tout, plutôt que le système français; la domiciliation à éviter à tout prix sera celle de l'avenue Malakoff qui avait pourtant offert à Nobel sa plus durable adresse, d'autant qu'il avait gardé possession de son hôtel parisien jusqu'à la fin de ses jours.

Renaud Camus, Demeures de l'esprit - Italie, Nord, p.19 (Fayard, 2012)

People

D'ailleurs Renaud et Romane, tout en reconnaissant avoir traversé comme tous les couples des moments difficiles, démentent absolument les rumeurs de séparation.

J.-R.G. du Parc & Denise Camus, Travers Coda, Index et Divers, p.92



(Comme souvent, la page indiquée dans l'index pour Travers Coda est fausse: apparemment, il s'est produit un décalage de deux pages à un moment donné de la fabrication du livre.)

Non, rien

Il aurait pu se calfeutrer dans un seul étage, et le faire bien chauffer. Le croire serait mal le connaître. Il s'est installé dans la tour.

Renaud Camus, Roman Furieux (1986), p.177

Manque de sérieux

(Combien d'entre nous auront été jugés débiles par tel ou telle pour avoir préféré une comédie américaine bien ficelée au dernier drame psychologique et social hongrois ou ruthène?)

Renaud Camus, Buena Vista Park, Hachette, 1980, p.98

De Nostradamus à Derrida

[…] Nostradamus serait abscons par esprit de tolérance et désir de neutralité. Ce trait, l'obscurité, pourrait aussi bien valoir au prophète versificateur une place au sein de la longue lignée des poètes et penseurs hermétiques, du trobar clus à Mallarmé, d'Héraclite («Ils m'ont appelé l'Obscur») à Lacan ou Derrida, […]

Renaud Camus, Demeures de l'esprit, France Sud-Est, p.169

Plaisir fétichiste

… la cohorte plus étroite des amateurs de confitures.

Renaud Camus, Demeures de l'esprit - France Sud-Est, p.170

Clin d'œil geek

Je dirai, pour l'instruction des biographes,
Que son corsage avait quarante-deux agrafes.

Tristan Derème cité par Renaud Camus in Demeures de l'esprit - France Sud-Est, p.100

Camus

L’adjectif camus présente en effet la particularité de ne pouvoir qualifier, pratiquement, qu’un seul substantif.

Vaisseaux brûlés, 1-3-8-2-1


CAMUS, USE, adj. et subst.
I. Adj. cf. camard I)
A. [En parlant d'une pers., de son visage; d'un animal] Qui a le nez (le museau) court et aplati.
Au fig., fam. Désappointé, penaud.
Rendre un homme camus. ,,Le réduire à ne savoir que dire.`` (Ac. 1835, 1878). ,,Il voulait faire le capable, on l'a rendu bien camus`` (Ac. 1835, 1878).
B. [En parlant du nez d'une pers., du museau d'un animal] Aplati, écrasé.

II. Subst. (cf. camard II)
A. Camus, camuse. Personne qui a le nez court et aplati.
B. Par dénomination vulg. d'animaux.
1. Camus, subst. masc. ,,Dauphin ordinaire`` (BESCH. 1845)[1]; ,,poisson du genre polynème`` (Lar. 19e, Nouv. Lar. ill.).
2. Camuse, subst. fém., arg. Carpe (qui a un rudiment de museau) (cf. ESN. 1966).


Je suis bien assuré que la cause que maintenant que je traite serait vidée en une seule parole de vérité évidente [Mt 7, 12]. Car il ne faudrait que dire à ceux qui forcent les consciences d'autrui: voudriez-vous qu'on forçât les vôtres? Et soudainement leur propre conscience, qui vaut plus que mille témoins les convaincrait tellement qu'ils en demeureraient tout camus.

Sébastien Castellion, Conseils à la France désolée (1562)

Notes

[1] Je viens de comprendre pourquoi les dauphins apparaissent dans les Églogues! (généralement accompagnés d'Orion ou de Gide (Urien))

Exactement

[…] je ne sais pas si je m'explique bien, mais ceux qui savent déjà tout cela me comprendront sans mal.

Renaud Camus, Demeures de l'esprit - Suède, p.35

Dickens et Andersen

Quant à Dickens: Andersen, au cours de ses innombrables voyages, va le voir et séjourne longuement au sein de sa famille. Après son départ, Dickens fait apposer sur la porte de la chambre qu'il a occupé un écriteau proclamant qu'en cette pièce Hans Christian Andersen, le grand écrivain danois, a passé cinq semaines, lesquelles, à la famille, ont paru cinq siècles. Andersen, lui, est enchanté de son séjour. En guise de lettre de château, il publie un article intitulé "Un été chez M. Dickens". Il y célèbre particulièrement la chaleureuse ambiance familiale et la bonne entente entre les membres de la maisonnée. Lorsque l'article paraîrt Dickens s'est séparé de sa femme et toute la famille s'est dispersée.

Il y a un aspect irrésistiblement comique, tragi-comique, à bien des aspects de la vie de l'écrivain: y compris, et peut-être surtout, à ses épisodes les plus lamentables.

Renaud Camus, Demeures de l'esprit - Danemark Norvège, p.46

J'ai enfin trouvé la théorie qui conforte mon art des jardins.

Visitant mon propre jardin, qui vraiment non é gran ché, une femme très aimable, mais vraiment très très très aimable — au point qu'on pouvait se demander si elle ne se moquait pas —, disait un jour:

«Et puis, quelle bonne idée d'avoir su lui laisser un air pas trop appliqué…»

Eh bien, Drachmann, je l'ai appris, et les personnes qui veillent sur sa maison (très bien), théorisent et officialisent ce point de vue, et ils en observent rigoureusement les principes, bien commodes, il est vrai, pour les paresseux. […]
[…] Pour peu qu'on n'ait pas de trop hautes et trop constantes exigences d'art («Et puis, quelle bonne idée de n'accrocher pas seulement des chefs-d'œuvre…»), la visite est délicieuse, et elle donne l'illusion de pénétrer doucement l'âme danoise. Ce n'est pas une chose aisée, Shakespeare nous l'a assez appris — et combien, en cela, cette âme est universelle.

Renaud Camus, Demeures de l'esprit - Danemark Norvège, "Villa Pax, Skagen, Jutland", pp.21-23

Je retiens

Mme Royal, cette logothète

Renaud Camus, Parti pris, p.116

L'homme révolté

Comme quoi Sartre et Benny Levy ont dit vrai : On a raison de se révolter.

Renaud Camus, Parti pris, p.272

Vive la tondeuse Babyliss

[…] et quel bonheur de s'être débarrassé des photographes, grâce aux autoportraits, comme jadis des coiffeurs grâce à la tondeuse Babyliss!)

Renaud Camus, Parti pris, p.25

Je vois bien Ileana Sonnabend

«Ce qui s'est passé c'est que sa femme lui a dit: "Maintenant ras le bol, i'faut qu'tu bosses!" (biographe de Leo Castelli, parlant de son livre et de son sujet, sur France-Culture: l'épouse qui est censée s'exprimer là est donc… Ileana Sonnabend! Je vois bien Ileana Sonnabend disant: «Ras l'bol, faut qu'tu bosses!»…)

Renaud Camus, Parti pris, p.23

Chacun sa chance

Le fétiche, c'est le désir même. Le refouler, c'est étouffer son désir. Il ne faut pas l'envisager pour ce qu'il exclut, il n'est pas une phobie, ce n'est pas lui qui dicte les «ceci ou cela s'abst. », mais positivement, pour ce qu'il recherche. Il ne faut pas non plus le considérer au niveau individuel, chez chacun d'entre nous séparément, mais globalement, chez l'ensemble des acteurs de la vie sexuelle. Frappe alors son extrême diversité, semblable à celle des goûts, dont il n'est qu'une variante un peu plus têtue.

Ainsi j'aurais un fétiche de la moustache, ou du poil, ou de la petite taille, mais d'autres ont un fétiche des énormes sexes, des yeux bleus, des yeux verts, des tatouages, de la corpulence, de l'âge mûr, du grand âge, des tempes argentées, de la calvitie. Rien apparemment qui ne puisse faire l'objet d'un goût fétichiste. Comme le charme, comme la séduction, comme l'intelligence, comme l'affection, comme la tendresse, le fétiche sape la morne dictature sexuelle de la beauté, la fastidieuse tyrannie de la jeunesse. Grâce à eux, grâce à lui, elles ne sont plus seules à susciter le désir. Vous trouvez ce type affreux, moi il me met en rut. II n'est presque personne qui n'ait à offrir pâture à un fétiche quelconque. 86 ans? —Le pied! 9 ans et demi? —Moi, moi! Monté comme un cheval? —Je craque! Comme un caniche? —Ça me rappelle mes touche-pipi chez les bons pères, j'achète! Des poils sur les épaules? —Houba houba! Le pubis glabre? —Génial! 210 kilos? —Ça commence à devenir intéressant... On voit ses côtes, un fakir? —Tout ce que j'aime! Bossu? —Mon rêve! Le nez cassé, chauve, pas de cou, la vraie bête? —Arrête, j'vais jouir! Rien, pas la moindre particularité? —Mais c'est justement ça qui me touche, chez lui, et qui me fait bander...

Et puis bien sûr il y a les vrais fétichismes, dans l'acception plus traditionnelle du mot, le cuir, le caoutchouc, les «costumes trois-pièces», les slips Petit-Bateau, les baskets sales, les pardessus en loden, les uniformes de CRS, de pompier, de député socialiste, de Maire de Paris, les jarretelles noires, les lunettes, et de quoi déjà a-t-il été récemment question dans un «Reflet» de Gai Pied, la bambinette? Voyez comme, grâce au fétiche, chacun a sa chance, et comme il moque, narquois, l'autorité, qu'on avait crue irréversible, de la nature. Ce garçon ne vous dit rien? Peut-être vous émouvrait-il un peu davantage dans sa tenue de gardien de la paix? Not your trip? Mais ce ne sont pas les seules particularités physiques, ou les «accessoires», qui peuvent s'ériger en fétiches, des pratiques aussi bien. Tel aime qu'on lui masse les doigts de pied, ou les baisers dans le cou, ou les lavements, ou pisser sur ses petits camarades. Songeons encore aux possibles lieux d'action : fétichisme de l'ascenseur, du sexe de masse dans les cabines téléphoniques, de l'enculage sur motocyclette à deux cents à l'heure le long d'une autoroute (soyez prudents), du phare isolé sur son rocher.

Renaud Camus, Chroniques achriennes, p.43-44

Un cadeau de Noël

Plieux, vendredi 16 janvier, neuf heures et demie du soir. Une dame qui se présente comme «une admiratrice anonyme» m'envoie, de Belgique, une boîte de chocolats. Je me dis que cette admiratrice ne m'a sans doute pas beaucoup lu, parce que je me souviens distinctement avoir supplié, dans ce journal même, qu'on ne m'envoie pas de chocolats — comme je ne leur résiste pas, rien que cette année j'ai bien dû prendre trois ou quatre kilos depuis le 15 décembre (on dira que je n'ai qu'à ne pas les manger; mais ce serait témoigner d'une bien chiche connaissance des passions humaines…). Qu'on m'offre n'importe quoi, écrivais-je à peu près: des livres, des disques, des châteaux en Écosse, des paires de chaussettes, mais pas de chocolats!

Furieux, mais surtout contre moi-même, j'ouvre donc la boîte de chocolats et y trouve… une paire de chaussettes — le comble est que j'ai été un peu déçu, sur le moment…

Renaud Camus, Kråkmo, p.42

Ferdinand Thrän

Il n'est pas douteux que l'un de mes principaux maîtres et modèles (je l'imitais avant de connaître son existence, c'est dire...) est ce Ferdinand Thrän, "l'archiviste des vilenies", architecte et restaurateur de la cathédrale d'Ulm, qui apparaît dans le ''Danube'' de Claudio Magris : Thrän a passé toute sa vie à tenir un grand registre des diverses avanies qu'il avait à subir, sans en oublier une.

Renaud Camus, Une chance pour le temps, journal 2007, p.339

Ou l'inverse

Et pays de Galles! Et Pays basque! J'aimerais apprendre avant de mourir comment s'écrivent Pays de Galles et pays Basque. À moins que je ne m'embrouille, et je peux me tromper, M. Massuyeau tient pour le bas de casse à pays — pays Basque, pays de Galles —, mais Hélène me réclame une capitale à Pays de Galles. Or une autre contrainte agissante est l'exigence de cohérence interne. Peut-être faut-il écrire Pays de Galles, mais comme on a écrit pays de Galles dans le premier volume (ou l'inverse, je ne sais plus...).

Renaud Camus, Kråkmo, p.209

Mieux vaut préciser

«Vous voulez dire que quand vous citez un texte il n'est pas de vous?
— Oui, c'est exactement cela, je veux dire que quand je cite un texte il n'est pas de moi.»

Renaud Camus, Kråkmo, p.32

Ecriture ensommeillée

— Moi je rédige ça le soir en m'endormant : ce n'est pas de l'écriture automatique, c'est de l'écriture ensommeillée.

Renaud Camus citant un ami, Journal de Travers, p.1243

Savoir subjonctif imparfait

Je n'ai pu entendre, en fait, que Francine Mallet parler de son livre sur George Sand, et je n'en ai rien appris que je ne susse déjà (était-ce Mme Valtesse de La Bigne, ou bien Mme de Loynes, ou bien quelque autre hôtesse littéraire Troisième République, qui disait de je ne sais plus quel Paul Hervieu ou Ferdinand Brunetière: «il m'a aimée vingt-cinq ans sans que je le susse.»?)

Renaud Camus, Journal de Travers, p.1223

Pourquoi le Danemark ?

(Interrogation suite à la parution des Demeures de l'esprit - Danemark Norvège.)

Cependant on ne se débarrasse pas si facilement d'un homme qui a mûri quarante ans son projet.
Renaud Camus, Rannoch Moor (journal 2003), p.435


La plus élaborée de mes histoires de substitution fut écrite jadis à Perth, en dix petits cahiers rouges couverts d'une écriture serrée. Elle concernait le Danemark qui, à partir du XVIIe siècle, fort de la Norvège, de l'Islande, du Groenland, d'une bande côtière au sud-ouest de la Suède, du Schleswig-Hostein et de la Poméranie, devenait une puissance mondiale de première importance, comparable et même supérieure à la Grande-Bretagne: il conquérait le Bengale et la Malaisie, l'Ontario et le Manitoba (le Canada comprenait trois zones: française à l'est, danoise au centre, britannique à l'ouest), l'Australie et la Nouvelle-Zélande, la Guyane danoise (entre les trois autres et l'Amazone), Gibraltar et Malte, une grande partie de l'Afrique. Le nord de l'Allemagne est depuis 1945 zone d'occupation danoise, puis "impériale": en effet les anciennes colonies danoises sont devenues indépendantes mais elles ont conservé pour souverain la reine du Danemark, elles se sont organisées en empire et continuent d'élire, au suffrage universel, une assemblée impériale unique siégeant à Copenhague et devant laquelle est responsable un chancelier d'Empire, chargé des affaires militaires, diplomatiques, culturelles, etc. Sous partie de cet empire, le Royaume-Uni (Danemark, Norvège, Scanie, Poméranie et Islande) est lui-même une fédération. Etc.
Le plan de Copenhague imaginaire, quoique inspirée de la vraie, mais agrandie pour jouer un rôle de double capitale, et beaucoup plus riche en monuments, a été dressé en grand détail, ainsi que celui des principaus édifices (le palais royal, par ex.: parties XVIIe, XVIIIe, XIXe s.). Les diverses constitutions, nationales et impériale, sont brossées à grands traits. Les Chambres successives sont représentées par des dessins en forme d'éventails. Etc.

Renaud Camus, Journal de Travers, p.669-670 (journal 1976 publié en 2007)

La douceur de vivre

Il [Valery Larbaud] a joué un rôle très important dans la publication d'Ulysses, par exemple. Il était très riche, c'était l'héritier des eaux de Vichy. Il a beaucoup voyagé, sa poésie est pleine de lieux, de noms de lieux, de pays traversés. Quand il avait seize ou dix-sept ans il est allé en Russie, j'aimais beaucoup ces vers:

J'ai connu pour la première fois toute la douceur de vivre
Dans un wagon du Nord-Express, entre Wirballen et Pskow.

Renaud Camus, Journal de Travers, p.1098

Ectoplasme

Paradoxalement, il [Paul Otchakowski] ne croit pas assez à la force des livres. Il est persuadé qu'un homme que Patrick Kéchichian a traité d'antisémite est un homme mort. Mais il est un tout autre ordre des chose où c'est Patrick Kéchichian qui n'est pas tout à fait vivant. Patrick Who?

Renaud Camus, K.310, p.179

L'« affaire Camus », une affaire réglée

Camus (R.) : écrivain mineur de la fin du XXe siècle, un instant tiré de l'obscurité par le scandale, et par le scandale renvoyé dans le silence et dans l'oubli.

Renaud Camus, K.310, p.156

Conforme

Quoi qu'il en soit, ce confirme ce que j'ai toujours su, à savoir que presque personne n'a d'opinion à soi, ni ne désire en avoir, d'ailleurs. Au contraire: le grand désir, le plus grand désir de l'homme, est de penser ce que pense son voisin.

Renaud Camus, K.310, p.154

Le style

Ecrire, c'est nécessairement écrire contre. Plus une société est consensuelle, plus le style est solitaire. Son domaine, c'est le reste du sens — ce que la vérité écrase de vérité, ce que la vertu ne peut pas digérer de vertu, ce qui dans la raison résiste à la raison.

Ils veulent des stylistes, mais qui pensent comme eux, sans s'aviser que le style, c'est toujours un écart de langage.

Il y a des stylistes géniaux, il y a des stylistes imbéciles, il y a des stylistes abjects, mais il n'y a pas de stylistes conformes.

Renaud Camus, K.310, p.132

Fardeau

Si j'étais un roi du Moyen-Âge (et rien ne dit que je ne le sois pas), je ferais construire une cathédrale, où l'on me verrait, au portail sud, portant cet édifice entre les bras, un peu embarrassé par le paquet.

Renaud Camus, Retour à Canossa, p.127
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