Véhesse

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Billets pour la catégorie Des livres :

lundi 22 décembre 2008

Sacrilège

« L'infidélité naît à la première virgule qu'on déplace», a dit avec raison M. Georges Lubin. [1]

Gustave Flaubert, Georges Sand, Correspondance - Préface p.18


Notes

[1] Introduction aux œuvres autobiographiques de G. Sand (Paris, Bibl. de la Pléiade, 1970, p.XXIV).

mardi 16 décembre 2008

The Roar of the Butterflies, de Reginald Hill

C'est l'autre série de Reginald Hill: Joe Sixsmith, PI. Il s'agit d'un détective privé, chauve, noir, petit, la trentaine, devenu PI après la fermeture d'une des usines de Luton.

La trame de cette série est toujours la même: Joe est placé dans un environnement qui n'est pas le sien, il passe son temps à faire des gaffes, à dire ce qu'il ne faut pas dire, à voir ce qu'il ne faut pas voir, à ne rien comprendre et à construire une solution à l'intrigue qui bien entendu n'est pas la bonne. Mais grâce à la sérendipité (Joe est un dieu de la sérendipité), à sa gentillesse (il est si gentil que c'en est presqu'un handicap), à son chat, à son amie, à ses amis, il s'en sort toujours et nous obtenons la véritable solution à l'énigme.
Cela signifie que l'auteur a conçu deux solutions à l'énigme qu'il nous propose. Ça me plaît.

Dans le dernier paru, Joe se retrouve dans un club de golf extrêmement select.

Porphyry smiled and said, or rather whispered, 'Normally, yes, Joe. But golf sensitizes the hearing remarkably. You know the great Woodehouse, of course?'
'Woodehouse? Played for the Posh and Grimsby then went into the fight game?' hazarded Joe.
'Don't recollect that, though he was a man of great and varied talent. In particular he loved his golf and of course he wrote some of the funniest books in the language. In one of them he talks about a golfer so sensitive, he could be put off his stroke by the roaring of the butterflies in the adjacent meadow.'

Reginald Hill, The Roar of the Butterflies, p.62

dimanche 14 décembre 2008

Interviews de Nabokov

Grâce à Bienbienbien (qu'ils soient bénis), cinq interviews de Nabokov.

mercredi 10 décembre 2008

Le parler chien

Cette affaire de parler chien me rappelle la "lettre au chien" de Proust. Encore une bininulserie.

Hier, Sophie se désolait de ne pas avoir trouvé d'exemplaire de La Princesse Hoppy ou le conte du Labrador: elle voulait voir un exemple de parler chien supérieur. Roland Brasseur nous a alors rappelé qu'un exemple s'en trouve également dans La Vie mode d'emploi, à la fin du chapitre LXXXV:

t' cea uc tsel rs
n neo rt aluot
ia ouna s ilel-
-rc oal ei ntoi

Demain, rendez-vous à 19h à la BNF: le mystère du parler chien supérieur devrait être levé (je ne sais pourquoi, je n'y crois pas trop. Je pressens une mystification supplémentaire).


edit:

Alph a reconstitué dans les commentaires la clé que j'avais notée trop vite pour la comprendre.

À retenir

Index

Catégories

Archives

Syndication



vehesse[chez]free.fr


del.icio.us

Library

Creative Commons : certains droits réservés

| Autres
Les billets et commentaires du blog vehesse.free.fr sont utilisables sous licence Creatives Commons : citation de la source, pas d'utilisation commerciale ni de modification.