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Billets pour la catégorie Camus, Renaud :

vendredi 16 mars 2007

Lire Peau d'âne en famille

A l'origine, ce billet déposé sur la SLRC devait expliquer pourquoi il était rarement parlé politique sur le forum. Renaud Camus, enchanté, a utilisé cet extrait dans L'Amour l'Automne. Il apparaît dans l'un des textes courts (p.318) :

C'est une grande imprudence d'introduire la politique comme passe-temps dans l'intérieur des familles. S'il en existe encore aujourd'hui de paisibles et d'heureuses, je leur conseille de ne s'abonner à aucun journal, de ne pas lire le plus petit article du budget, de se retrancher au fond de leurs terres comme dans une oasis, et de tracer une ligne infranchissable entre elles et le reste de la société; car, si elles laissent le bruit de nos contestations arriver jusqu'à elles, c'en est fait de leur union et de leur repos. On n'imagine pas ce que les divisions d'opinions apportent d'aigreur et de fiel entre les proches; ce n'est la plupart du temps qu'une occasion pour se reprocher les défauts du caractère, les travers de l'esprit et les vices du cœur.

On n'eût pas osé se traiter de fourbe, d'imbécile, d'ambitieux et de poltron. On enferme les mêmes idées sous le nom de jésuite, de royaliste, de révolutionnaire et de juste milieu. Ce sont d'autres mots mais ce sont les mêmes injures, d'autant plus poignantes qu'on s'est permis réciproquement de se poursuivre et de s'attaquer sans relâche, sans indulgence, sans retenue. Alors plus de tolérance pour les fautes mutuelles, plus d'esprit de charité, plus de réserve généreuse et délicate; on ne se passe plus rien, on rapporte tout à un sentiment politique, et sous ce masque, on exhale sa haine et sa vengeance. Heureux habitants des campagnes, s'il est encore des campagnes en France, fuyez, fuyez la politique, et lisez Peau d'âne en famille!

Indiana de George Sand, fin du chapitre 14.

samedi 10 mars 2007

Dédicaces

Journal romain est dédiée à la chambre de l'auteur.
Cela me rappelle à chaque fois Pierre ou les ambiguïtés, le livre que l'auteur dédia à une montagne en s'en expliquant longuement.

À ma chambre de San Vittorio, dans les jardins de la villa Médicis.
Renaud Camus, Journal Romain


To Greylock's Most Excellent Majesty.

In old tomes authors were proud of the privilege of dedicating their works to Majesty. A right noble custom, wich we of Berkshire must revive. For wether we will or no, Majesty is all around us here in berkshire, sitting as in a grand Congress of Vienna of majestical hill-tops, and eternally challenging our homage.
But since the majestic mountain, Greylock —my own more immediate sovereign lord and king— hath now, for innumerable ages, been the one grand dedicatee of the earliest rays of all the Berkshire mornings, I know not how his Imperial Purple Majesty (royal-born Porphyrogenitus) will receive the dédication of my own poor solitary ray.
Nevertheless, forasmuch as I, dwelling with my loyal neighbors, the Maples and the Beeches, in the amphitheater over wich his central majesty presides, have received his most bounteous and unstinted fertilizations, it is but meet, that I here devoutled kneel, and render up my gratitude, whether, thereto, The Most Excellent Purple Majesty of Greylock benignantly incline his hoary crown or no.
Herman Melville, Pierre or The Ambiguïties

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