Véhesse

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Billets pour la catégorie Camus, Renaud :

mercredi 30 juin 2010

Pour Tlön, une référence inattendue en ces parages

Le duc était en résidence [château de Castries], et recevait je ne sais quelle association aristocratique ou savante, ou les deux, ce qui nous a valu un épisode assez plaisant. Comme nous quittions, derrière le guide, la grande galerie, nous avons croisé un homme jeune qui était admirablement l'aristocrate fin de race de convention, une version française de Bertie Wooster. Quand il a vu Nemer il a été tellement troublé qu'il est allé s'écraser contre la porte de verre qui clôt les appartements privés mais permet d'en admirer l'enfilade. Evidemment, nous avons ri. Il est revenu vers nous et n'osant sans doute parler à Nemer, mais sans le quitter des yeux, il m'a demandé, zozotant à souhait:
— Est-ce que vous avez vu la dussesse ?
— Non, je regrette, nous étions au fond de la galerie.
— Ah, quel ennui! Et en plus notre valet de çambre a disparu!
Comme Bertie, il ne pouvait pas se passer de son Jeeves, sans doute particulièrement habile à retrouver les grandes dames égarées, sinon à entretenir la conversation avec les beaux Libanais.

Renaud Camus, Journal d'un voyage en France, (1981) p.317-318


complément le 8 mai 2012
Apparemment, c'était une lecture aimée de W. Burke, cf une allusion dans Roman Roi ou Roman Furieux.

mardi 29 juin 2010

Origine de El

Je feuillette un livre sur Alma-Tadema, et bavarde avec Bruno Roy, le directeur de Fata Morgana. Il m'avait plus ou moins commandé, il y a deux ou trois ans, un petit libre dont David Hockney aurait fait les illustrations. Je l'avais emmené chez Hockney, cour de Rohan, avec P.O.L. Pendant la conversation, Hockney avait commencé à faire mon portrait. Mécontent de la première esquisse, il l'avait griffonnée. Il allait en entreprendre une autre. Craignant que les deux éditeurs ne s'impatientent, je l'en ai dissuadé. C'est ainsi que je n'ai, en guise de portrait par Hockney, qu'un vague profil barré. Il a quitté Paris, et n'a jamais fait sa partie du travail proposé. J'ai fait la mienne, mais ne l'ai pas envoyée à Bruno Roy, jugeant que c'était trop peu de chose pour être publié seul. Il m'a demandé tout à l'heure à se faire par lui-même une idée là-dessus. [Je lui ai donc fait parvenir depuis lors ce petit texte, El, cadeau d'anniversaire à une amie: il a été de mon avis.]

Renaud Camus, Journal d'un voyage en France, (1981), p.300

Ce texte a finalement été publié en 1996 par P.O.L., illustré par François Matton. Curieusement, ce dessin de Hockney a servi d'image de fond au site de la SLRC avant que des illustrations de Matton ne le remplace. Hasard ou clin d'œil du webmestre?

samedi 26 juin 2010

Petite liste de mots

(dédié à Sejan, un peu malicieusement — mais pas beaucoup).

in Au nom de Vancouver, de Renaud Camus :

tardivo-hippie (p.156); massacrisation (196); maléficier (276); chicosité (369); mauvaiseté (346); luciférienne (353); dépeindre (408); phthoraphore (416); sexyté (461).

[...] les aléas en sont jactés [...] (p.439)

— ce n'est pas pour mes compétences botaniques qu'on m'aime. (p.391)

qui me rappelle

Apparemment ce n'est même pas pour notre brioche qu'il [un rouge-gorge] nous aime.
Renaud Camus, Sommeil de personne, p.547

(et aussitôt de me demander, maintenant que deux phrases semblent construites sur un même modèle, s'il existe une phrase-source, une référence externe).

jeudi 17 juin 2010

Sollers et Barthes - l'affaire Renaud Camus

Lorsque j'ai pris connaissance de "l'affaire Renaud Camus", bien après les faits (en juin 2002 pour un scandale dont la période de crise s'est étendue de mai à juillet 2000), trois noms ont retenu mon attention: Plenel, Bernard-Henri Lévy et Sollers.
Plenel était journaliste, il vivait de l'agitation médiatique et appartenait au Monde dont Camus égratignait régulièrement la syntaxe; BHL était juif, il pouvait avoir été sincèrement blessé par les phrases que je vais qualifier de malheureuses ou maladroites de Renaud Camus. Leur émoi me paraissait disproportionné mais compréhensible.

Restait Sollers. Le cas Sollers m'intriguait, je ne connaissais pas très bien l'auteur (je ne le connais toujours pas d'ailleurs), mais j'avais appris qu'à un moment donné il avait proposé de publier le journal, ou un livre de Renaud Camus; une recherche dans Google m'avait menée à un article de fabula avec une phrase de Camus en exergue à propos de Sollers et de Barthes [1]; un peu plus tard j'ai découvert via Sudoc que l'un des plus vieux travaux disponibles de Camus était un mémoire consacré à ''Tel Quel'' écrit en 1971.

Quelles étaient donc les relations entre les deux hommes, que s'était-il passé, pourquoi Sollers était-il monté si violemment au créneau[2], lui dont la pente semblait davantage l'ironie voire la clownerie que la polémique ou la méchanceté? Après la lecture de Corbeaux, j'avais imaginé dans un billet de 2004 une jalousie de Sollers envers Camus à propos de Barthes, hypothèse confortée par une phrase de Sollers lors de l'émission Répliques du 10 février 2001: «Et d'ailleurs je me suis senti en quelque sorte responsable de la mémoire de Barthes par mon intervention.» (8e minute). (J'analyse la syntaxe bancale comme une preuve possible de l'émotion de Sollers.)
Grâce à cette hypothèse (une jalousie dont l'enjeu était Barthes, avec la double question «Lequel de nous deux était-il le plus aimé de Barthes, lequel de nous deux le comprenait-il le mieux?», qui tendait à déterminer l'héritier "légitime", naturel, de Barthes), l'attitude de Sollers acquérait une cohérence. Elle entrait dans le champ de la logique humaine, souvent plus émotionnelle que rationnelle.


Dans mon billet écrit en 2004, je relevais ces phrases de Corbeaux:

Il me faut me demander sans cesse si l'évolution de mon jugement global sur Sollers n'est pas exagérément influencée par son attitude extrêmement agressive à mon égard. Que ce soit la guerre entre nous — une guerre où les forces sont infiniment disproportionnées, il va sans dire — ne devrait pas m'entraîner à accentuer d'un iota mon opposition à son œuvre et à sa personne. Cette opposition, d'un autre côté, est bien antérieure à la situation actuelle.

Renaud Camus, Corbeaux, le 28 juin 2000

Je viens de trouver dans Chroniques achriennes un exemple de cette "opposition". Il s'agit d'une attaque militante violente, ce qui s'explique sans doute par le lieu, Gai Pied, et la date, 1982 ou 83.
Ce qui me paraît extraordinaire, c'est la forme que prend cette opposition. De quoi Camus accuse-t-il Sollers? Rien de moins que de fournir un portrait-robot de l'homosexuel afin qu'on l'identifie facilement, comme en d'autres temps on avait fourni une description du juif:

Pauvre hétérosexualité: clandestine, carrément. Alors ne vous étonnez pas de la suite. Voici maintenant un extrait de Femmes, roman à paraître imminemment du même puissant penseur, et que Art Press nous donne loyalement comme «la véritable divine comédie de notre temps». Il s’agit d’un certain Werth: «Il ne vivait pas du tout son homexualité comme le font la plupart désormais, de façon triomphante, agressive, militante, dure, prononcée… L’obscénité en vitrine». A hétérosexualité clandestine, homosexualité triomphante, c'est fatal. Nous sommes ici dans un roman et là dans une interview, mais les deux thèmes complémentaires relèvent du même fantasme, du même délire. Il ne peut pas ne pas vous rappeler quelque chose; on ne peut pas éviter le rapprochement, éculé certes, imparfait sans doute, mais justifié, mais affolant, mais éclairant entre tous: le nazisme, l'antisémitisme [3]. Pour le nazi et ceux qui le suivent, les Juifs ne sont nullement une minorité opprimée, menacée, rescapée de mille pogroms. Pas du tout, ils sont tout-puissants, ils sont partout, agressifs, triomphants. Si ça continue, on n'aura même plus le droit d'être aryen, il faudra se cacher, passer à la clandestinité. L'hétérosexualité selon Sollers en est déjà là. Mais ça ne va pas se passer comme ça.
L'essentiel, pour réagir, c'est de bien reconnaître l'homosexuel. Continuez de vous souvenir, de remonter dans vos mémoires ou dans vos livres d'histoire: l'important, c'est de bien reconnaître le juif (on organise des expositions: voici ses caractéristiques). J'en reviens, moi, à Femmes: «Tous les homosexuels m'ont donné, à un moment où à un autre, la même impression étrange, celle d'être comme mangés de l'intérieur, comme si une improbable force corticale, vertébrale, les amenait peu à peu à l'état de fantômes prématurés... D'apparitions contorsionnées, obliques...D'assèchement pétrificateur... Statues de sel en cours... C'était sensible chez Werth dans les derniers temps... Quelque chose de plus en plus friable, diaphane, gris-blanc... D'exsangue... Une sorte de fureur rentrée, sourde; de fausse gaieté... Envie, jalousie... Feu lourd, hépatique...» etc. Ce style ne vous rappelle-t-il quelque chose? Mais si, voyons, tous ces points de suspension...Vous y êtes, vous avez gagné, Céline, Bagatelles pour un massacre, par exemple. Pas de phrases, qui impliquent une certaine responsabilité et sont la porte ouverte à l'argumentation, à l'interrogation, à la nuance. Non, pure giclée de mots, la pulsion, le sens comme il vient.

Renaud Camus, Chroniques achriennes, p.66-67

Je suis très impressionnée : utilisation de l'argument juif, accusation d'irresponsabilité, de pulsion... C'est Sollers contre Camus en 2000.
La suite... et bien la suite parle de Barthes, pleure Barthes, mort deux ans auparavant, et articule le style à l'homosexualité:

Certes, dans Femmes, il y a un narrateur, qui n'est pas exactement Sollers. Comme c'est commode! Et Werth, dont la mort nous est offerte en «bonnes feuilles» par Art Press, ce n'est pas exactement Barthes, (ni Berthe, ni Berth, ni Werther qu'il évoquait si volontiers au temps des Fragments d'un discours amoureux). Ce ne l'est même pas du tout, à la vérité, c'en est, sans trace d'amitié ou d'émotion, une répugnante et sinistre caricature, mais tout le monde identifiera le modèle: «Je revois Werth, à la fin de sa vie, juste avant son accident... Sa mère était morte deux ans auparavant, son grand amour... Le seul... Il se laissait glisser, de plus en plus, dans des complications de garçons, c'était sa pente, elle s'était brusquement accélérée... Il ne pensait plus qu'à ça... (...) Werth n'en pouvait plus... Tout l'ennuyait, le fatiguait de plus en plus, le dégoûtait... (...) La seule chose qui avait toujours fait peur à Werth, c'est que sa mère apprît ses goûts par la presse... Qu'il y ait eût comme ça un scandale mettant en cause sa situation, d'ailleurs péniblement acquise de grand professeur...» Etc. J'ai beaucoup fréquenté Roland Barthes, dans les dernières années de sa vie. Je n'ai respecté personne autant que lui. Que sa mère ait été son grand amour, tous ceux qui l'ont connu le savent, et beaucoup de ses lecteurs. Qu'il ait vécu parmi les rivalités de disciples, les caprices et les querelles de garçons, que d'aucuns aient jugé spirituel de le surnommer «Mamie», comme l'assure Sollers, ce n'est pas impossible, je n'en sais rien, il ne mélangeait pas ses amis. Mais sa tristesse n'était pas due, j'en jurerais, au peu d'homosexualité qu'il a pu s'accorder sur le tard, après les prudences de toute une vie: l'amour filial suffit à expliquer l'une et les autres. Je crois au contraire qu'à s'être laissé glisser un peu plus ouvertement «à sa pente», comme dit Sollers, il a dû les rares consolations de ses derniers mois. Souvenez-vous du R.B.: «Le pouvoir de jouissance d'une perversion 'en l'occurrence celle des deux H: homosexualité et haschisch) est toujours sous-estimé. La loi, la Doxa, la Science ne veulent pas comprendre que la perversion, tout simplement, rend heureux.»[4] Mais je crois surtout que l'homosexualité telle qu'il la concevait (utopiquement?) comme «vacance des agressions» l'a libéré de ce que sa première manière pouvait avoir d'agressif, dans le ton et, parfois, un peu sollersiennement péremptoire, en plus fin. Elle est pour beaucoup, j'en suis persuadé, dans la suprême subtilité qui, au yeux de tellement d'entre nous, fait des derniers livres de Barthes les plus précieux, et qui a donné tant de joie, jusqu'à l'ultime fin, aux auditeurs du séminaire: car lui qui «n'en pouvait plus» pouvait énormément pour les autres. A la très relative, et trop longuement différée, libération de l'homme par rapport aux pressions sociales, est largement due, je le pense, dans la relation de l'écrivain avec le sens, les sens, l'écriture, le monde, cette qualité que le vieux Bergotte, s'agissant du style, mettait plus haut que tout, la «douceur». Mais on peut difficilement espérer de Sollers qu'il apprécie cela.

Ibid., p.68 à 71

Sollers a-t-il eu connaissance de ces phrases en 1983? Et si oui, s'en souvenait-il en 2000? Ou peut-on imaginer un souvenir inconscient? S'agirait-il donc d'une revanche (d'une vengeance) d'un double point de vue: s'affirmer finalement le meilleur gardien de la mémoire de Barthes, retourner à l'envoyeur son allusion antisémite[5]?

Peut-être que je rêve ou que j'invente. Mais tout de même, le parallèle est troublant.

Notes

[1] ... «il [Barthes] ne supportait pas la moindre critique ou plaisanterie sur Philippe Sollers.» Renaud Camus in La règle du Jeu, 1ère année, nº 1, mai 1990.

[2] Le Monde, le 17 juin 2000

[3] En 1982, pas d'internet, le point Godwin n'existait pas encore.

[4] Roland Barthes par Roland Barthes, «Ecrivains de toujours», Seuil, 1975, p.68. Encore faut-il s'entendre sur le mot «perversion», pris ici dans son sens «savant», analytique, et nullement dans son sens traditionnel, moral. ('sic').

[5] à cela près que Sollers n'a eu qu'à utiliser les armes fournies par Renaud Camus tandis que celui-ci avait dû forger une comparaison (l'homosexuel comme juif).

vendredi 11 juin 2010

Madame le garde des Sceaux court.

Cocasse, inexplicable, incompréhensible :

Il me faut le répéter aux mânes du garçon de vingt ans que je fus : Madame le garde des Sceaux fait son jogging en écoutant en boucle Sylvie Vartan, Madame le garde des Sceaux fait son jogging en écoutant en boucle Sylvie Vartan.

Renaud Camus, Au nom de Vancouver, p.233



Pur plaisir du rythme :

Madame le garde des Sceaux fait son jogging en écoutant Sylvie Vartan.

A rapprocher de :

les Kirghizes lisaient Fénelon en sanglotant.

Antoine Blondin cité par Renaud Camus in Demeures de l'esprit - Sud-Ouest - France I (p.159)

mercredi 2 juin 2010

Ô Marguerite, tu as tort mais je te remercie d'exister

En feuilletant au hasard Chroniques achriennes qui reprend les chroniques parues dans Gai Pied entre août 1982 et août 1983 je remarque cette citation de Barthes qui termine un article, citation connue puisque déjà utilisée dans Buena Vista Park (page 65):

POST-SCRIPTUM. «D'une autre façon, j’étais content d’avoir publié (endossant la niaiserie apparente de la remarque) que «l’on écrit pour être aimé»; on me rapporte que M.[arguerite] D.[uras] a trouvé cette phrase idiote: elle n’est en effet supportable que si on la consomme au troisième degré: conscient de ce qu’elle a d’abord été touchante, et ensuite imbécile, vous avez enfin la liberté de la trouver peut-être juste (M. D. n’a pas su aller jusque-là).»
Roland Barthes par Roland Barthes, «Ecrivains de toujours», Seuil, 1975, pp. 107-108)[1]
Renaud Camus, Chroniques achriennes, p.104

Je suis un peu surprise: pourquoi ainsi révéler l'identité de M.D. (même si on s'en doutait), à quoi bon cet outing, neuf ans après R.B. par R.B, un à deux ans après la mort de Barthes? Bizarre.



Quelques heures plus tard, ayant repris une lecture ordonnée, j'arrive à la chronique concernée («Grandes laudes, à Marguerite Duras», p.100 à 104 in Chroniques achriennes).
Je replace le post-scriptum dans son contexte :

[…] j'arrive (dans le salon noir du Sling) et je distingue ce garçon merveilleux (je ne sais pas s'il serait merveilleux pour vous, vous avez parfois des goûts qui me surprennent un peu, mais moi il y a dix ans que je le trouve merveilleux), appuyé sur le tonneau central, qui apparemment me regarde, et même, rêvjoudorje, me sourit. Impossible: il y a dix ans qu'il ne me sourit pas.
[...]
Or voulez-vous savoir pourquoi il m'avait souri, et il m'avait parlé? Parce qu'il avait lu La Maladie de la mort, parce qu'il était tombé, par hasard, sur la chronique indignée que j'avais consacrée à ce livre, parce qu'il partageait mon sentiment, sur ce sujet, et qu'il avait voulu me le dire.
Oh Marguerite des Marguerite, barrage contre le Pacifique, viaduc de Seine-et-Oise, femme du Gange, soleil jaune, petit cheval, camion qui passe et navire de la nuit, j'irai poser une palme au pied de ton monument blanc, là-bas, entre les palmes, à Lahore.

POST-SCRIPTUM. «D'une autre façon, j’étais content d’avoir publié (endossant la niaiserie apparente de la remarque) que «l’on écrit pour être aimé»; on me rapporte que M.[arguerite] D.[uras] a trouvé cette phrase idiote: elle n’est en effet supportable que si on la consomme au troisième degré: conscient de ce qu’elle a d’abord été touchante, et ensuite imbécile, vous avez enfin la liberté de la trouver peut-être juste (M. D. n’a pas su aller jusque-là).»
(Roland Barthes par Roland Barthes, «Ecrivains de toujours», Seuil, 1975, pp. 107-108)


Ce n'est que plus tard, en marchant, que je compris soudain toute la signification de ce post-scriptum:

- la réussite de cette drague était un contre-exemple démontrant que M.D. avait tort de trouver idiote la phrase «on écrit pour être aimé» (et Barthes avait raison de la trouver juste), puisque non seulement la phrase disait vraie, mais qu'en plus cette tactique était couronnée de succès;

- que ce fût justement une critique négative à l'encontre d'un livre de Duras qui permît une conquête qu'on n'espérait plus rendait d'autant plus jouissif ce bonheur imprévu, et justifiait, afin d'expliquer ce clin d'œil du sort, que les initiales M.D. fussent complétées.



Parenthèse: le jeune homme au tonneau est appelé D. dans l'article (pour Diogène). Je soupçonne qu'il s'agit de Denis Smadja à qui est dédicacé le livre: «A Denis Smadja / je dois bien ces chroniques, / puisqu'à ces chroniques je le dois.»

Notes

[1] p.97 dans l'édition de 1995.

À retenir

Index

Catégories

Archives

Syndication



vehesse[chez]free.fr


del.icio.us

Library

Creative Commons : certains droits réservés

| Autres
Les billets et commentaires du blog vehesse.free.fr sont utilisables sous licence Creatives Commons : citation de la source, pas d'utilisation commerciale ni de modification.