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Billets pour la catégorie Camus, Renaud :

jeudi 29 mars 2012

Anthologie du palmier

Le palmier est un des générateurs de Passage.

Il est bien sûr un des mots qui sert à illustrer le procédé rousselien dans Comment j'ai écrit certains de mes livres: «Je prenais le mot palmier (...)» (Comment… p.14 édition 10/18 imprimé en 1985; p.240 de Passage).

C'est l'un des arbres du parc des Finzi-Contini : «un gruppo di sette esili, altissime Washingtoniae graciles o palme del deserto, isolate dal resto della vegetazione retrostante» (Passage, p.86).

C'est le motif des poils sur certaines poitrines : «l'espèce de palmier que dessinent, sur son ventre et sur son torse, les poils» (Ibid., p.48, mais il y a d'autres occurences).

On retrouve un dérivé de ce mot dans la mort de Raymond Roussel, descendu à l'hôtel des Palmes (Ibid. p.66, par exemple), ou une autre variation dans «Chargé de la chancellerie de Las Palmas.» (Ibid, p.32).

Beaux palmiers également dans Le Département du Gers:

«Le palmier aux épaules étroites, souffreteux, est depuis le siècle dernier l'arbre gascon par excellence, peut-être. L'espèce ne prospère pas, dans le Gers, mais elle s'y perpétue obscurément (comme disent les annuaires de la noblesse), jusqu'à créer cette sous-espèce particulière, délicate, rachitique, butée, émouvante entre toutes, et qui mieux que n'importe quelle autre dit l'ancienneté familiale d'un site, et la vaillance chiche, et la persévérance économe dans l'être. (p.62)

«Et un palmier étriqué, dans une cour en jardin, atteste la gasconnitude immarcescible du lieu.» (p.62)

«Lui faisant pendant sur le côté droit, non loin de l'étonnante chaire au palmier, un Christ plus conventionnel arbore cependant un superbe manteau de brocart doré.» (p.103)


Au hasard d'une recherche dans Roland Barthes par Roland Barthes, je trouve quelques lignes sur le palmier :
«Vers l'écriture
Les arbres sont des alphabets, disaient les Grecs. Parmi tous les arbres-lettres, le palmier est le plus beau. De l'écriture, profuse et distincte comme le jet de ses palmes, il possède l'effet majeur: la retombée.»

Roland Barthes par Roland Barthes, p.47 (1995)

Je les note au fil de mes lectures:
Journal d'un voyage en France, p.194: «Dans un joli petit jardin se serrent deux vieux palmiers gris.»

Dans le jardin botanique de Montpellier, venus assister à Einstein on the beach of Journal de Travers mémoire, nous avons cherché en vain un Washingtonia gracile. Le n°8 était bien un Washingtonia, mais il n'était pas gracile. Et quoi qu'il en soit nous ne l'avons pas trouvé.



photo: Patrick Chartrain.

mercredi 14 mars 2012

Travers Coda, Index & Divers : premier contact

Il était hier dans ma boîte aux lettres, le plus étrange des livres, un index de noms et de thèmes, comme un indicateur de chemin de fer ou un annuaire téléphonique :

— Je me demande ce que je fais faire, l'ouvrir au hasard ou le lire dans l'ordre.
— Le lire dans l'ordre ? Mais tu es folle !
— Pas forcément : nous sommes arrivés à une connaissance suffisante des livres pour que les mots et les pages nous permettent d'évoquer les contextes, construire les paysages…
— Ah je vois : Acte II, scène 5, ahahah !
— Exactement.




ajout le soir, le livre en main. Description factuelle.

Le papier est un peu plus fin que d'habitude.
- Dédicacé "à Dieu", ce qui me rappelle quelque chose, mais quoi ?
- Coda. p.13 à 101. Cent pages d'églogue, l'équivalent d'un chapitre de L'Amour l'Automne. Je reconnais certains thèmes, mais beaucoup sont nouveaux (préalable: chercher dans les livres parus depuis 2007). D'autres donnent (évidemment) cette énervante, épuisante, impression d'avoir croisé la source, la référence, dans les jours qui viennent de s'écouler (Eunoïa, Eunoïa… Ça me dit quelque chose…) Apparemment god a peut-être remplacé arc comme mot séminal.
- Index. p.113 à 749. Avec une invitation à faire nous même notre propre index. Très intéressant, passionnant, curieux.
- Divers. p. 751 Deux églogues parues en revue dans les années 80:
. Autre églogue pour l'évantail de Anne, publié en 1978 dans Domus Aurea, fascination des ruines. Catalogue d'une exposition de Anne et Patrick Poirier à Beaubourg;
. Alsacienne d'automne, paru dans TNS 83/84, journal du théâtre national de Strasbourg.

Coda se termine par FOR EVER UNTIL THE END.

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