Billets pour la catégorie Camus, Renaud :

Quelques îles écossaises

L'île de Rum

Ian Lace et son épouse étaient sur les traces de Bax, bien entendu. Mais le couple suivant, lui, dans une large mesure, est sur les traces de Lace et de sa femme. Cette évidence ressort nettement de la succession des entrées, sur le site des admirateurs de Sir Arnold (au demeurant très bien fait). Ainsi les plus récents pèlerins narrent-ils leur visite à l’ex-Station Hôtel (qui ne s'appelle plus de la sorte depuis longtemps), et décrivent-ils avec grand soin les changements intervenus, non seulement depuis les temps lointains des séjours du maître et de sa maîtresse, mais aussi depuis ceux, beaucoup plus récents, du dernier examen des lieux par les experts précédents.

Scrupuleux, pour donner une idée de la vue, ils offrent deux photographies, prises exactement selon le même angle, à quelques minutes d'écart : Rum visible, Rum invisible.

Là, pas là.

L'étrange est que dans les deux cas la baie, la plage, la mer elle-même, tout est parfaitement clair, très net, nullement brumeux. Il y a seulement que, d'une image à l'autre, cette île pourtant assez grande, et relativement proche, a disparu.

Renaud Camus, L'Amour l'Automne, p.90

"Ian Lace" : l'un des biographes d'Arnold Bax («L'UN DES BAXIENS LES PLUS INDUSTRIEUX ET PERSPICACE», L'Amour l'Automne, p.64)

"le couple suivant" : Christopher and Sheila Webber, qui font le pélerinage aux environs de l'année 2000, ainsi qu'ils le racontent ici, "sur le site des admirateurs de Sir Arnold". On peut supposer que "la succession des entrées" s'est transformée en un seul long article.

Les deux photos de Rhum sont celles-ci, reprises de l'article cité supra :

Ainsi trois couples, ou même quatre, se succèdent : Bax et sa maîtresse, Ian lace et sa femme, Christopher et Sheila Webber, puis Pierre et Renaud Camus. Les récits s'entremêlent, sans qu'on sache jamais exactement à qui attribuer quoi. Les doubles se dédoublent et se répliquent — jamais exactement.

L'île de Skye

(Il convient également de savoir que deux clans se partagent l'île, depuis toujours - mais cela de façon très inégale : au sud, le long de cette presqu'île, Sleat (prononcez Slate), qui a déjà été évoquée, ce sont les MacDonald, dont le chef fut jadis "Seigneur des îles" ; au centre et au nord, sur un territoire beaucoup plus vaste, ce sont les MacLeod.

Cependant ce partage n'est pas très rigoureux. Il y a des échanges, des enclaves, des enclaves dans les enclaves. Et la fameuse Flora MacDonald, par exemple — restée dans l'histoire pour l'aide qu'elle apporta au Prince Charlie pendant sa fuite —, a passé dans la région septentrionale, toute MacDonald qu'elle était, et mariée à un MacDonald, la plus grande partie de sa vie sur l'île. Pour tout arranger l'avant-dernier chef des MacLeod était une femme, et elle aussi s'appelait Flora, sans doute en hommage à l'héroïne. Marc l'a rencontrée, ou plutôt il l'a aperçue, lors de son premier voyage là-bas, au cours de son adolescence. Il en garde un souvenir très vif. Mais le résultat de cette mémoire trop chargée, c'est qu'il s'embrouille souvent sur le nom, et qu'une fois sur deux il dit MacLeod pour Mac-Donald. Plus grave encore, en nombre d'occasions, par une espèce d'automatisme d'habitude, il dit Flora Tristan, pour parler de la loyale protectrice du malheureux prétendant. Ce lapsus amuse beaucoup Mme Marquères, grande admiratrice de la paria pérégrinante.

Renaud Camus, L'Amour l'Automne, p.94

"Il y a des échanges, des enclaves, des enclaves dans les enclaves." :Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une allusion délibérée de Renaud Camus à BVP, mais plutôt du plaisir de retrouver dans la réalité un de ses motifs favoris. Réalité et rêve ou fiction se chevauchent, il y a nappage:

Enfant, je passais des heures à tracer des cartes de pays imaginaires, d'une folle complication. Tel Etat par exemple était divisé entre catholiques et protestants. Mais les régions protestantes n'étaient pas d'un seul tenant, et surtout, elles recelaient toujours en leur sein des provinces catholiques, lesquelles comptaient plusieurs enclaves protestantes, qui à leur tour, etc. (un raffinement particulièrement jouissif était que le fief le plus enclavé fût le fief familial du souverain (d'où il arrivait qu'il tentât de gouverner)).

Buena Vista Park, (1980), p 61

"lors de son premier voyage là-bas, au cours de son adolescence":

Je suis incapable, for the life of me, de me souvenir si je l'ai déjà visité [le château de Dunvegan], en 1962 ou 63, sous la conduite du chef d'alors du clan Mac Leod, dame Flora MacLeod of MacLeod. Je crois me rappeler assez bien cette femme. Mais de Skye je n'ai en mémoire aucune image datant de ce temps-là. Or c'est une île qui par sa splendeur ne peut manquer de frapper les regards et les imaginations. J'en viens donc à me demander si je n'ai pas rêvé ma rencontre avec dame Flora — à la suite de la lecture de quelque article de magazine la concernant, par exemple.

Renaud Camus, Rannoch Moor (2006), p.456

"Mme Marquères" = Jeanne Lloan :

Pendant tout ce voyage, au grand amusement de Jeanne Lloan, presque chaque fois que je voulais dire Flora MacDonald j'ai dit Flora Tristan.

Renaud Camus, Corée l'absente (2007), p.369

Quelques pages plus loin dans L'Amour l'Automne, Rum est de nouveau évoquée:

Eux contemplent Rum sous plusieurs angles, de loin. Hélas ils n'arrivent à trouver personne qui consente à les y conduire, serait-ce à bord d'un voilier, d'un canot, d'une simple barque.

L'Amour l'Automne, p.104

La référence à ce voyage manqué se trouve p.483 dans Rannoch Moor : «Dans Mallaig nous apprîmes sans déplaisir excessif que c'était toute une petite affaire que de se rendre à Rum, et même une chose impossible ce jour-là; [...]»

Puis le texte semble comparer les deux voyages, celui de l'été 2003 et de mai 2004, constatant le même phénomène optique que celui photographié par les Webber:

Lors de leur premier passage, debout devant la tombe de Flora, à l'autre extrémité de l'île, tout au nord, ils n'avaient aperçu, en relevant les yeux après la lecture de l'inscription dans la pierre, qu'une vaste étendue de rivage, en contrebas - et tout alentour l'océan sans limite. Et le spectacle leur avait paru si vaste, déjà, si majestueux, si dépouillé, si heureusement en accord avec le personnage étendu là, cette femme, ce mythe, ce [si grandiosement en accord, par sa simplicité majestueuse, avec le personnage étendu là, cette femme, ce mythe, ce], qu'ils n'avaient pas imaginé un seul instant, face à une telle perfection de la coïncidence entre leur expérience sensible et leurs lectures (des guides, des biographies, du Journal du docteur Johnson) que quelque chose pût leur être caché [... that not for a second had they imagined, such was the perfection of the coïncidence between mmmm and mmmm... that something might be hidden from them].

À leur second passage, pourtant [À leur second passage, pourtant (mais il ne s'agit pas des mêmes personnages, de la même combinaison de personnages, des mêmes occurrences de noms, des mêmes incidents that one lives one by one, instead of being made of little separate incidents that one lives one by one... Yes, of course, if it's fine to-morrow... Une femme très âgée et très courbée, très frêle, très faible, mais obstinée, se penche obstinément sur une longue phrase gravée qu 'elle tente obstinément de déchiffrer, malgré sa vue médiocre et sa médiocre maîtrise de l'anglais. Le ciel est énorme autour d'eux. [...] Le ciel est énorme autour d'eux. À leur second passage, pourtant,]

À leur second passage, pourtant (et bien que les nuages fussent plus bas et plus sombres, ce jour-là, au moins au-dessus de leurs têtes), c'est tout un chapelet d'autres îles qui s'étaient révélées à leur vue, avec leurs propres montagnes et leurs allongements de sable blanc, leurs propres isthmes, l'enchevêtrement de leurs masses irrégulières aux contours dramatiques; et elles délimitaient pour le regard un cercle immense, une mer à lui tout seul, pleine de reflets d'acier et d'émiettements de lumière, scintillant autour du promontoire où tous deux, tout trois, où mes trois compagnons et moi nous tenions immobiles, incrédules, stupéfiés de distinguer un monde là où l'instant d'avant

là où l'instant d'avant

l'instant d'avant

L'Amour L'automne, p.105-106, fin du premier chapitre

Deux explications peuvent être avancées:
- soit Renaud Camus, à partir du récit des Webber, imagine qu'en 2004 il a découvert des îles qu'il n'avait pas vues l'été précédent avec Pierre (et les «trois compagnons» sont sa mère, Mme Lloan et Jacqueline Voillat en juin 2004);
- soit cela c'est bel et bien passé ainsi, même si l'on en trouve pas trace dans le journal 2004 Corée l'absente. J'ai tendance à préférer cette explication, imaginant qu'après coup Renaud Camus a trouvé la preuve du phénomène sur le site des admirateurs de Bax (là encore, pure supposition, reconstitution "de chic").

De même, j'imagine que la femme âgée qui se penche pour déchiffrer les inscriptions est Madame Camus, mais je n'en ai aucune preuve, ce n'est qu'une supposition (Elle est bien la plus âgée du groupe). Je n'ai pas trouvé trace de cette scène dans Corée l'absente, mais curieusement, ce passage est profondément gravé en moi, et c'est à lui que j'ai pensé en apprenant la mort de Madame Camus.

Une référence trouvée en passant

On peut encore aimer, mais confier toute son âme est un bonheur qu'on ne retrouvera plus.

p.216 d'Été.
p.554 de Corée l'absente

Cette phrase de Corinne de Mme de Staël se trouve en exergue d'un poème de Jules Laforgue, Complainte des débats mélancoliques et littéraires.
Ce poème est repris dans l'anthologie de poésie d'André Gide, volume très usé de la bibliothèque de Plieux.

ajout le 1er mai 2012
Deuxième lecture de Roman Roi

«On peut encore aimer, mais confier toute son âme est un bonheur qu'on ne retrouvera plus.» (Mme de Staël)

p.427 de Roman Roi

Lance, Lancelot, les romans de chevalerie

Cette nouvelle a été retenue à cause de son titre, Lance, qui jouait avec un certain nombre d'autres mots générateurs [1] et parce qu'elle était de Nabokov, l'un des écrivains récurrents des Eglogues.

Comme souvent, une lecture de la nouvelle fait apparaître plusieurs autres points de convergence: le titre et l'auteur justifiaient à eux seuls l'inscription de ce texte dans L'Amour l'Automne, le contenu fait apparaître bien d'autres raisons de le retenir.

Les noms de Lancelot et les cycles romanesques du Moyen Âge

La nouvelle Lance s'ouvre sur l'affirmation suivante: «The name of the planet, presuming it has already received one, is immaterial»[2], affirmant le caractère abstrait et arbitraire du nom, posant également l'acte fondateur de l'homme depuis la Genèse: nommer.
Cette phrase rejoint l'une des préoccupations des Eglogues: «What's in a name?», reprenant la question de Shakespeare rafraîchie par Joyce.

Le caractère arbitraire et cependant pas si arbitraire du nom est développé dans le second paragraphe de la nouvelle. Nommer, c'est choisir un nom, c'est signifier quelque chose. Les noms donnés par l'homme ne sont pas le fruit du hasard (mais ils peuvent être le fruit de la fantaisie).

My planet's maria (which are not seas) and its lacus (which are not lakes) have also, let us suppose, received names; some less jejune, perhaps, than those of garden roses; others, more pointless than the surnames of the observers (for, to take actuel cases, that an astronomer shoud have been called Lampland is as marvellous as that of enthomologist should have been called Krautwurm); but most of them of so antique a style as to vie in sonorous and corrupt enchantment with place names pertaining to romances of chivalry.
Vladimir Nabokov, Lance, 2e §

"Chevalerie" nous ramène à un passage de L'Amour l'Automne :

Quant aux considérations placées là sur "Les cycles romanesques du Moyen Âge", il s'agit sans doute de simples notes, prises lors d'un cours, ou bien en marge d'une quelconque lecture de travail, contemporaine des événements :
- Tous les romans sont liés les uns aux autres, les mêmes héros se retrouvent ici et là, la plupart sont chevaliers de la Table ronde, etc.
- Les noms ne cessent de changer (Arthur, Artus, Arthus / Tristan, Tantris, Tristram, Tritanz / Perceval, Perlevaus, Parsifal, Parzival / Lohengrin, Loherangrin, le Lorrain Gerin, etc.
- Il est impossible d'établir une chronologie cohérente des épisodes, qui d'ailleurs sont incompatibles les uns avec les autres. Les rapports entre les personnages ne sont pas constants (ainsi Lohengrin est le fils de Perceval, mais quand Perceval arrive au château il trouve Lohengrin parmi les chevaliers ses aînés). Les rapports d'âge s'inversent, etc.
Renaud Camus, L'Amour l'Automne, p.89-90

Et plus loin :

En marge de la description, d'ailleurs assez sommaire, du vernissage chez Mme Dane, une série de notes paraît se rapporter aux "Cycles romanesques du Moyen Âge". Tous les romans sont liés les uns aux autres, les héros se retrouvent ici et là, mais les noms ne cessent de changer : Perceval, Perlevaus, Parsifal, Parzival; Lohengrin, Loherangrin, Le Lorrain Gerin.
Ibid, p.96

Ces deux évocations de notes se réfèrent à un paragraphe apparaissant en colonne étroite à gauche des pages de Journal de Travers. Il s'agit donc dans L'Amour l'Automne d'une réflexion de l'auteur (Renaud Camus) à propos de la copie dactylographiée du journal 1977 qu'il est en train d'effectuer en même temps qu'il écrit L'Amour l'Automne. On remarque qu'en passant du journal de 1977 aux Eglogues écrites en 2005 et 2006, Renaud Camus a ajouté Tristan à la liste. (Je rappelle que les mots entre crochets dans Journal de Travers ne font pas vraiment partie du texte, mais sont des points de repère pour lire les Eglogues). D'autre part, notons que ce qui est souligné est repris dans L'Amour l'Automne, le paragraphe non souligné n'est pas repris (mais cette règle reste très aléatoire. Il s'agit plutôt d'une remarque ponctuelle.):

Les cycles romanesques au Moyen Âge :
* Tous les romans sont liés les uns aux autres (les mêmes héros se retrouvent ici et là, la plupart sont chevaliers de la Table ronde, etc.).
* Les noms ne cessent de changer (Arthur, Artus, Arthus / Tristan, Tantris, Tristram, Tritanz / Perceval, Perlevaus, Parsifal, Parzival / Lohengrin, Loherangrin, le Lorrain Gerin, etc.)
* Il est impossible d'établir une chronologie cohérente des épisodes, qui d'ailleurs sont incompatibles les uns avec les autres. Les rapports entre les personnages ne sont pas constants (ainsi Lohengrin est le fils de Perceval, mais quand Perceval arrive au château il trouve Lohengrin parmi les chevaliers ses aînés). Les rapports d'âge s'inversent.
* Les mêmes situations se reproduisent exactement, mais leurs protagonistes ne sont plus les mêmes: Lancelot [Lance (->Nabokov), Celan, Ceylan, Sri Lanka, etc. / Lot, Lot, Loth] séduit Guenièvre, la femme d'Arthur, Tristan Yseult, l'épouse de Marc. Certains des traits de Perceval se retrouvent jusqu'en Prince Vaillant.
* (CF. Echange: les personnages changent, et le sens éventuel de leurs actes, etc. «Ce qui subsiste, à travers les aléas de la légende...» V. aussi ce que dit Starobinski des travaux de Saussure [Sursaut, sot sûr (de lui), s'assure] sur les cycles médiévaux, Les Mots sous les mots.)
Renaud Camus, Journal de Travers, p.961-962

Les notes de Saussure sont celles-ci:

Les deux genres de modifications historiques de la légende qui peuvent passer probablement pour les plus difficiles à faire admettre sont
1° La substitution de noms.
2° Une action restant la même, le déplacement de son motif (ou but).
A chaque instant, par défaut de mémoire des précédents ou autrement, le poète qui ramasse la légende ne recueille pour telle ou telle scène que les accessoires au sens le plus propre théâtral [sic ]; quand les acteurs ont quitté la scène il reste tel ou tel objet, une fleur sur le plancher, un [ ][3] qui reste dans la mémoire, et qui dit plus ou moins ce qui s'est passé, mais qui, n'étant que partiel, laisse marge à -
Jean Starobinski, Les Mots sous les mots, p.18



Revenons à Lance.
L'inscription de la nouvelle dans une référence médiévale est également afirmée dans une lettre de Nabokov à Wilson:

« En sa courte étendue, dit une note à la Correspondance (p. 271), la narration de Lance combine trois niveaux distincts et suriniposés de réalité : exploration interplanétaire, alpinisme, histoire d'amour médiévale[4]
Renaud Camus, L'Amour l'Automne p.23

Le nom du jeune homme est important, c'est une référence délibérée aux premières quêtes du Graal, tandis que Lance part à l'assaut des étoiles:

If Boke'sources are acurate, the name 'Lancelot del Lac' occurs for the first time in Verse 3676 of the twelfth-century 'Roman de la charette'. Lance, Lancelin, Lancelotik — diminutives murmured at the brimming, salty, moist stars.
début de la partie 3 de Lance

Autres références à Lance dans L'Amour l'Automne

La première référence à Lance reprend une phrase qui apparaît dans Travers II:

We are here among friends, the Browns and the Bensons, the Whites and the Wilsons, and when somebody goes out for a smoke, he hears the crickets, and a distant farm dog (who waits, between barks, to listen to what he cannot hear).
Nabokov, Lance fin de la partie 1 - Renaud Camus, Eté, p.263

and when somebody goes out for a smoke, he hears the crickets, and a distant farm dog (who waits, between barks, to listen to what he cannot hear).
Renaud Camus, L'Amour l'Automne p.22

We are here among friends. [...] Un lointain chien de ferme, entre deux aboiements, attend pour écouter ce qu'il ne peut entendre.
L'Amour l'Automne p.28



La deuxième précède sans rupture le passage concernant les notes sur les cycles romanesques, cf. supra:

Lance has left ; the fragility of his young limbs grows in direct ratio of the distance he covers.
L'Amour l'Automne, p.89 - début de la partie 3 de Lance



La troisième tente de nous lancer sur une fausse piste.

Lance is tall and lean, with thick tendons and greenish veins on his suntanned forearms and a scar on his brow.
première phrase du chapitre 2 de Lance

Lance is tall and lean, with thick tendons and greenish veins on his suntanned forearms and a scar on his brow (retenez ce dernier détail, qui a son importance).
L'Amour l'Automne, p.97 - (et la cicatrice, scar, n'a aucune importance, autre que faire partie de la famille de arc, car, Descartes, etc, tandis que 'brow' se rapproche de 'bow', arc («Une lettre en plus en moins change tout; le nom s'en va de biais», l'Amour l'Automne, p.151)).

Notes

[1] [Celan, Ceylan, Lance (de Nabokov ->correspondance avec (Edmund) Wilson, the « Wilson») / «She wanted to lancer me» (Paul Bowles de (Gertrude) Stein) / élan, tancé, Rancé, pensée] in Journal de Travers, p.443

[2] Le nom de la planète, en supposant qu'elle en ait déjà reçu un, est immatériel.

[3] espace laissé blanc dans le texte

[4] The Nabokov-Wilson Letters, correspondence between Vladimir Nabokov and Edmund Wilson, 1940-1971, Edited, Annotated and with an Introductory Essay by Simon Karlinsky, Harper & Row,Publishers, New York, 1979.

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