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Billets pour la catégorie Camus, Renaud :

jeudi 25 septembre 2003

Tinit : une piste

«En français le nom est immédiatement refus —»

« Tout le monde l'appelle toujours Tinit. Son prénom est Waleryan. L'appellerai-je Waleryan ? Il est sans doute trop tard. »

Ermanno Nitti, "Valerio", mon ami de Florence, était originaire de Gambinola, ou Gambonara, je ne sais plus, dans les Marches. Un historien d'art homonyme fait une brève apparition dès le premier chapitre de Roman Roi, dans une note en bas de page à propos de la fresque de Benozzo Gozzoli au palais Médicis.

Renaud Camus, Vaisseaux brûlés

Dans Sommeil de Personne, on apprend page 482 que Nitti a demandé que son nom ne figure plus dans Vaisseaux brûlés, et Renaud Camus s'en désole car, dit-il, cela détruit un certain nombre de rimes internes au texte[1].

Valerio, c'est aussi le surnom donné à Valery Larbaud:

Ô mon vieux Valerio, m'aurais-tu aimé comme je t'aime? Probablement pas.
Renaud Camus, Journal d'un voyage en France, p.101

La vie avec Valerio: voir Notes achriennes (comme la vie avec Rodolfo voir Notes sur les manières du temps).

Notes

[1] Jours de 2012: RC n'a rien supprimé du tout, visiblement

Lecture in progress

Suite à vos avertissements, j'ai commencé la lecture de L'Inauguration de la salle des Vents par une exploration de la table des matières (la quatrième de couverture nous y incite, d'ailleurs. "Table des matières, avec titres", se termine-t-elle : trop énimagtique pour être honnête. Ainsi que la note de bas de page, dès la première page.)

J'ai donc consciencieusement construit un premier tableau de onze lignes et douze colonnes, et inscrit les titres dans les cases selon les coordonnées données par la table des matières.

Maintenant je lis. Concernant la première partie, les styles se trouvent dans les lignes, les thèmes dans les colonnes : ainsi, tous les titres dont les coordonnées commencent par 5 (la barque des ombres 5/3, les leçons de la carte 5/9, etc) ont pour style ce que j'appelle "le style RC". Les thèmes se trouvent en colonnes : par exemple, tous les titres dont les coordonnées se terminent par 7 parlent du chien (rigor mortis 7/7, l'impatience de la terre 8/7, etc).

Vous ne pouvez, dans ce système, avoir la satisfaction de lire votre thème préféré dans votre style préféré plus d'une fois (là encore, la quatrième de couverture nous prévient). Si vous souhaitez remettre les paragraphe dans un autre ordre, il va falloir choisir : allez-vous privilégier le style ou le thème? Frustration...

L'exercice est-il totalement gratuit? Ou s'essaie-t-il à cette vieille quadrature du cercle littéraire, la séparation du fond et de la forme?

L'inconvénient de tout cela, c'est que mes livres ne sont plus prêtables : gribouillis dans les marges, mots soulignés, annotation de la table des matières, post-it,...


Bon, je vais continuer ma lecture en abandonnant mon tableau, afin de goûter le texte en me détachant de la structure. J'en suis vraiment au tout début, et il me semble baigner dans une atmosphère de roman policier. Avez-vous ressenti cela? Est-ce à cause du vocabulaire (le témoin, l'inspection, le rapport de police, la mise en cause, la responsabilité, l'impression de ne pas vraiment comprendre ce qui se passe, mais qu'il s'est passé quelque chose, et que cela va nous être progressivement dévoilé) ?
Je vois apparaître le brouillard, la brume, la vapeur, comme motif inattendu, étant plutôt habituée à la transparence. Omniprésence du chiffre sept (sept ans, sept mètres, etc), du champ lexical de la hauteur, du nom, de la rupture et de l'absence, du temps, du souvenir et de l'oubli, du lieu et de la distance, voilà pour les premières impressions à la volée.

vendredi 5 septembre 2003

hiérarchie et grammaire

[...] Y a-t-il incompatibilité entre société démocratique égalitaire multiculturelle et pluri-ethnique d'une part, et enseignement de la grammaire (c'est bien ce que certains croient observer)? Et si cette incompatibilité est avérée, et si l'on tient absolument à une société démocratique égalitaire multiculturelle etc, faut-il abolir la grammaire (ainsi que d'aucuns l'ont soutenu)? Ou bien une autre grammaire est-elle concevable, qui elle ne serait pas hiérarchique? (On songera ici aux modifications dans la grammaire et dans le vocabulaire entraînées ou réclamées par la lutte des femmes pour leur égalité ? Si l'objectif est l'égalité des genres dans la grammaire, le combat est à peine ébauché : les femmes et ceux qui les soutiennent dans leur combat pourraient par exemple exiger qu'on écrive, fruits et fleurs ayant été épargnées par l'orage (les deux genres sont représentés), les horticulteurs et leurs femmes (les horticultrices et leurs maris) se sentirent vivement soulagées; cependant ce ne serait faire que remplacer une inégalité par une autre; il conviendrait d'inventer un neutre, ou mieux un genre bisexué : fruits et fleurs ayant été épargnées par l'orage (les deux genres sont représentés), les horticulteures se sentirent vivement soulagées (on remarque qu'en français il est fréquent que le féminin comprenne le masculin, et que l'inverse n'est pas vrai);

Renaud Camus, Du sens, p 25

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