recherche de sources croisées.

Merci à EF à qui je dois la base de ces recherches.

Trois livres sont confrontés :
Passage de Renaud Camus,
Le Jardin des Finzi-Contini de Giorgio Bassani, édition Folio,
Il Giardino dei Finzi-Contini édition Einaudi 1962.


Il manque les citations apparaissant en français dans Passage (apparemment toute citation en langue étrangère est reprise en français, avant ou après son apparition en langue étrangère), et plus généralement dans les Eglogues. Je n'entreprends pas une recherche systématique (il faudrait tout relire), je les noterai au fur à mesure que je les rencontrerai au fil de mes (re)lectures.

Epigraphe de Passage: «Giocate, giocate pure : non è di voi che stiamo parlando.», citation reprise aux pages 94, 104, 116, 176 et 197.
«Jouez, mais jouez donc, ce n'est pas de vous que nous parlons» Folio p.106
Einaudi 1962, p. 83

Passage, page 44 : « La questione è che per giocare a tennis, e ballare, ci vuole il partner, mentre io a Venezia non conosco nessuno di adatto. E poi ti dico : Venezia sarà bellissima, non discuto, pero non mi ci trovo. Mi ci sento provvisoria, spaesata… un po’ come all’estero ». Les deux dernières phrases de cette citation sont reprises à la page 91 de Travers. La seconde partie de la première phrase (« Mentre io a Venezia non conosco nessuno di adatto ») est reprise à la page 73 de Eté. On trouve aussi à la page 49 de Passage: « Ses mots sont : provvisoria, spaesata… un po’ come all’estero. »
«Le problème, c'est que pour jouer au tennis et danser, il faut un partner, et moi, à Venise, je ne connais personne qui fasse l'affaire. Et puis je te le répète : Venise est sans doute très belle, je ne le discute pas, mais je ne m'y trouve pas bien. Je m'y sens de passage, dépaysée... un peu comme à l'étranger.» Folio p.100
Einaudi 1962, p. 78

Passage, pages 50 et 197: «Avevano sempre parlato di tante cose, allora, andando in giro per il parco»
«Nous avions toujours parlé de tant de choses, alors, en nous promenant dans le parc» Folio p.166
Einaudi 1962, p.132

Passage, page 51: «Qualcosa di piu intimo, disent-ils. Ma che cosa propriamente?» Cette citation est reprise (sans l’incise en français) aux pages 81, 173 et 205.
«Quelque chose de plus intime. Mais quoi, exactement ?» Folio p.46
Einaudi 1962, p.37

Passage, page 59 : «E allora ? La realtà è che il tennis –sentenzio, con straordinaria enfusi- oltre che uno sport, è anche un arte, e come tutte le arti esige un particolare talento. » Cette citation est reprise page 121 de Passage et à la page 231 de Echange.
« Et alors ? La vérité, c’est que le tennis, décréta – avec une extraordinaire emphase, en plus d'un sport, est également un art, et que, comme tous les arts, il exige un talent particulier» Folio p.295
Einaudi 1962, p.232

Passage, page 66 : « oppure, dall’altra parte, dalla cima delle Mura degli Angeli imminente al Parco, penetrare con lo sguardo attraverso l’introco selvoso dei tronchi, dei rami, e del fogliame sottostante, fino a intravedere lo strano, aguzzo profilo della dimora padronale, con dietro, molto piu in là, al margine di una radura… »
«Ou bien, de l’autre côté, du sommet du rempart des Anges qui dominait le parc, il suffisait de pénétrer par le regard à travers l’enchevêtrement sylvestre des troncs, des branches et du feuillage situé en dessous de vous, jusqu’à entrevoir l’étrange profil aigu de la demeure des maîtres du lieu, avec, derrière, beaucoup plus loin, à la lisière d’une clairière...» Folio p.29
Einaudi 1962 , p.24

Passage, page 68: «Avevano l’aria di esser passati dal tennis per caso, di ritorno da una lunga passeggiata nel parco.» Cette citation est reprise page 195 de Passage et à la page 189 de Echange.
«Ils avaient l’air d’être passés par hasard par le tennis en revenant d’une longue promenade dans le parc.» Folio p.123
Einaudi 1962, p.96

Passage, page 83:«Posso, se vuoi, descriverti quello che vedo guardando fuori dalla finestra.» Cette citation est reprise page 201.
«Je peux, si tu le veux, te décrire ce que je vois en regardant par la fenêtre.» Folio p.162
Einaudi 1962, p.129

Passage, pages 85 et 86: « Come facevo a non capire ? Come duravo a vivere senza sentire ? C’era in fondo alla radura del tennis, per esempio, ad ovest rispetto al campo, un gruppo di sette esili, altissime «Washingtoniae graciles» o palme del deserto, isolate dal resto della vegetazione retrostante» Repris en deux fois page 380 de Eté. La première phrase de cette citation est reprise page 192 de Passage.
Passage, pages 96 et 108: «Come facevo a non capire ? Come duravo a vivere, senza sentire?»
«Comment pouvais-je ne pas comprendre ? Comment pouvais-je vivre sans sentir ? Par exemple, il y avait au fond de la clairière du tennis, à l’ouest par rapport au court, un groupe de sept minces et très hauts Washingtoniae graciles, ou palmiers du désert, isolés du reste de la végétation située derrière» Folio, p.140
Einaudi 1962, p.110

Passage, page 92: «Posso concederti al massimo il vantaggio del servizio. Servi, su!»
«Je peux au maximum t'accorder l'avantage du service. Allons, sers!» Folio p.294
Einaudi 1962 : p. 231

Passage, page 102: «E tutti i pomeriggi erano buoni, se la cosa mi interessavo- aveva aggiunto-. Oggi, domani, dopodomani : potevo andare quando volevo, portando con me chi volevo, e anche il sabato, naturalmente. » On retrouve page 356 de Eté le fragment suivant: «Oggi, domani, dopodomani, e anche il sabato, naturalmente.»
«Et si la chose m’intéressait tous les après-midi étaient bons, avait-il ajouté. Aujourd'hui, demain, après-demain : je pouvais venir quand je voudrais, amenant avec moi qui je voudrais, et cela, bien entendu, également le samedi.» Folio p.86
Einaudi 1962, p.68

Passage, page 116 : « Non si sentivano, dal punto dove eravano, gli schiocchi regolari che le loro rachette facevano, rimandandosi la palla ? » Cette citation est reprise à la page 127 et à la page 191.
«est-ce que nous n’entendions pas, de l’endroit où nous étions, les claquements réguliers que faisaient leurs raquettes en se renvoyant la balle?» Folio p.122
Einaudi 1962, p.96

Passage, page 116: «Mais le reste de ses paroles se perd : avevano superato facilmente tre turni, ed ora si preparavano a disputare la semifinale.»
«ils avaient sans difficulté franchi trois éliminatoires, et maintenant se préparaient à disputer la demi-finale.» Folio p.93
Einaudi 1962, p.73

Passage, page 121: «Io… io le stavo di fianco, capivo ?, non già di fronte : mentre l’amore- cosi, almeno, se lo immaginava lei- era roba per gente decisa a sopprafarsi a vicenda : uno sport crudele, feroce, ben piu crudele e feroce del tennis ! » Le passage après les deux points est repris à la page 152. « Mentre l’amor » est repris page p. 96
«Moi... moi, j'étais à côté d'elle, est-ce que je le comprenais? et non pas devant face à elle : alors que l'amour — du moins, était-ce ainsi qu'elle se l'imaginait — était une chose pour des gens décidés à l'emporter l'un sur l'autre à tour de rôle : un sport cruel, féroce, bien plus cruel et féroce que le tennis! » Folio p.283
Einaudi 1962, p.222

Passage, page 128: «E intanto ci indicava col braccio il viale che dopo un centinaio di metri si inoltrava dentro un folto di canne d’India. Anche a poter usare la bicicletta- avverti-, tre o quattro minuti bisognava sempre metterceli, soltanto per arrivare al « palazzo ». »
«et, en même temps, il nous indiquait du bras l’allée qui, au bout d’une centaine de mètres, s’enfonçait dans un fourré de bambous. Même si l’on pouvait se servir d’une bicyclette, nous prévint-il, il fallait toujours mettre trois ou quatre minutes rien que pour arriver au «palazzo». Folio p.111
Einaudi 1962, p.87

Passage, page 150: «E cioè : quasi niente out, in particolare dietro le righe di fondo ; terreno bianco, e poi mal drenato, che per poco che fosse piovuto si sarebbe trasformato in un pantano ; nessuna siepe sempreverde a contatto delle reti metalliche di recinzione.»
«Et de fait, presque aucun out, en particulier derrière les lignes du fond; un sol blanc et, de plus, mal drainé, qui, pour peu qu'il pleuve, se transformerait en un marécage, et pas la moindre haie toujours verte contre les grillages métaliques d'enceinte.» Folio p.116
Einaudi 1962, p.91

Passage, page 180: «con dietro, molto piu in là, al margine di una radura, la macchia bigia del campo di tennis : ed ecco che l’antico sgarbo del disconoscimento e della separazione tornava ancora a far male, a bruciare quasi come da principio.»
«avec, derrière, beaucoup plus loin, à la lisière d’une clairière, la tache grise du court de tennis : et voici que le vieil affront de ce refus de frayer avec autrui et de cette ségrégation volontaire recommençait à vous faire mal, à vous brûler comme au début.» Folio p.29
Einaudi 1962 , p.24

Passage, page 193: «Tornammo adagio verso il campo di tennis.»
«Nous revînmes lentement vers le court de tennis.» Folio p.132
Einaudi 1962, p.103