En lisant Rannoch Moor, je me remémore les scènes où j'ai rencontré Renaud Camus en 2003, et je me dis "Ah tiens, il se passait cela" : c'est découvrir les coulisses trois ans plus tard.

(Je l'avais trouvé plutôt pâle et silencieux chez Sophie Barrouyer en juin, lors de la séance de dédicaces. Mais comme il se décrit toujours comme un parfait sauvage et que c'était la deuxième fois que je le voyais, je n'avais pas de point de comparaison ; j'avais donc supposé que c'était normal. Depuis, il semble se confirmer que le normal, c'est beaucoup d'humour et beaucoup de curiosité (d'ailleurs, pâle ou pas, il m'avait posé cette question: "Savez-vous si Jean Ristat habite encore Yerres?" (euuhh... qui? (depuis, je me suis renseignée, la réponse est non))).

Il faut dire aussi que ce jour de juin chez Sophie nous étions plutôt comiques dans le genre coincés à attendre en chuchotant sur les fauteuils et divan notre tour d'aller faire signer nos livres, avec cette crainte d'être importun ou ridicule... Mais qu'est-ce que je vais lui dire, j'y vais ou j'y vais pas?

Il faisait beau, Marie m'avait effrayée d'une courte phrase (je n'ai su qui elle était que plus tard, en octobre à Plieux), je n'étais pas bien sûre de reconnaître Luc que je n'avais vu qu'une fois six mois plus tôt (je suis si peu physionomiste que c'en est une malédiction), j'étais contente de revoir Franck et Eudes et de saluer Jacqueline. Je crois que c'est ce jour-là que j'ai vu Jean-Paul Marcheschi pour la première fois.

Voilà, c'est à peu près tout (je m'entraîne pour devenir journaliste à Gala).)