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Sans me prononcer sur la partie proustienne, je trouve la partie camusienne plutôt amusante. Les commentaires sur les passages concernant Rinaldi sont très drôles, et après tout, plutôt justes: «Un cas le hante : Rinaldi. Le 26 septembre : « Je devrais me décider à lire Angelo Rinaldi. » Le 31 octobre : « Le dessein en est pris, je vais lire Rinaldi. » le 16 novembre « Comment ne pas penser ici à Angelo Rinaldi, dont je suis en train d'achever les Roses de Pline » ? Le 18 novembre, il se fâche tout rouge contre Angelo Rinaldi et déclare sa réputation d'écrivain « disproportionnée » mais, tout en protestant ainsi, devrait reconnaitre à Angelo R. le génie de l'avoir obsédé pendant un an, au moins.»

Rien à faire, ça me fait rire. RC est suffisamment sévère envers Rinaldi pour qu'on puisse accepter que Braudeau se moque.

Si la vertu d'une critique journalistique est de donner envie de lire (charge au lecteur de se faire une opinion), je trouve celle-ci plutôt réussie : «Camus traite de Barre ou de Chirac comme de Pergolèse ou d'Hortense de Beauharnais, tous convoqués au fil de la plume.», ou «dont les frivolités ci-dessus relevées ne doivent pas masquer le charme disert et vagabond». C'est joli, non? Quand on compare cela aux critiques froides et ennuyées de Poirot-Delpech... Braudeau au moins s'est bien amusé et il le reconnaît. C'est un début.

Evidemment, je n'apprécie pas que L'Elégie de Chamalières soit traitée aussi cavalièrement, mais je sais aussi qu'elle demande beaucoup de travail, peut-être trop pour un(e) critique journalistique, hélas.