Message de GCingal déposé le 08/05/2003 à 12h48 (UTC)

Enfin, soyons sérieux, si c'est là votre plus cher désir: dans votre message, ce qui retient mon attention, entre autres, c'est l'expression(ironique? humoristique?) "notre héros". Justement, RC, protagoniste de son journal, en est-il le héros? Le lecteur est-il incité à "héroïser" Renaud Camus, à l'"affabuler", et, si oui, dans quelle mesure? de quelle façon s'y prend-il, le bougre, pour se constituer en héros? César écrivant la Guerre des Gaules?

Je n'ai pas de réponse à cela.


Ma réponse

1 - Plus de héros dans la littérature occidentale depuis la première guerre mondiale.
Plus de noble quête, de princesse à sauver, plus de torts à redresser. Plus de fins inmanquablement heureuses et morales, les méchants punis, les bons récompensés (plus compliqué encore, on n'est même plus sûr de toujours identifier le bon et le méchant (RC est-il le «bon» de ses journaux?))
Plus que l'homme comme mesure de l'homme, un journal pour exposer l'ambiguë condition humaine (ce qui m'a retenue dans le message de Anton, ce n'est pas héros, mais bougon...).

2 - La notion de "héros" n'est-elle pas contradictoire avec le journal écrit au jour le jour, car le héros n'est-il pas celui qui a triomphé à la fin? Peut-on être un héros avant la fin de l'histoire, avant que l'on sache "qui a gagné" (sachant que cette notion est elle-même à nuancer, on peut être le gagnant moral mais le perdant matériel (Vingt ans après, histoire sans héros?) ?

3 - (Mais «héros» malgré tout, si le «héros», c'est celui dont le lecteur (ou le spectateur au cinéma) épouse la cause, celui dont le lecteur espère "qu'il s'en sorte".)